Laurent Wauquiez présente sa brigade de la langue française

Ce lundi, le président du conseil régional a présenté pour la première fois, sur le chantier de restructuration du lycée hôtelier de Saint-Chamond (42), la brigade de contrôle chargée de vérifier les cartes professionnelles du BTP et la bonne pratique du français sur les chantiers.

Malgré la réticence de l’ancien préfet de région, Michel Delpuech, qui lui suggérait des modifications ou le retrait de la délibération votée par le conseil régional en février dernier, Laurent Wauquiez a réaffirmé ce lundi sa volonté de ne pas modifier le texte, encore moins de le retirer.

“Auvergne-Rhône-Alpes est la première région de France à apporter la démonstration que la préférence régionale est possible, a expliqué Laurent Wauquiez. La clause de langue française est un moyen de nous permettre d’atteindre cet objectif. Je l’assume et je ne lâcherai pas, nous emploierons toutes les armes pour que les impôts de notre Région qui financent les chantiers servent aux entreprises et aux emplois de notre région. Oui je préfère payer plus cher un chantier mais qu’il soit confié à 100 % à des travailleurs locaux.”

En parallèle, Laurent Wauquiez a ce lundi transmis une lettre au Premier ministre, Bernard Cazeneuve, pour lui confirmer que les clauses insérées dans les marchés publics de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, pour lutter contre le travail détaché, seraient maintenues.

La brigade de contrôle des chantiers financés par la Région, une première en France

Composée de cinq agents de la Région à temps plein, la brigade va s’appuyer sur une cinquantaine d’agents chargés du suivi des opérations de construction. En cas de constat de travailleurs détachés légaux non déclarés, la brigade sanctionnera les entreprises responsables d’une pénalité de 10 000 euros. Cette brigade de contrôle va intervenir dans le cadre des attributions du maître d’ouvrage sur les chantiers que la Région contrôle.

Le conseil régional s’engage à ce que tous les travailleurs employés sur ses chantiers maîtrisent la langue française, afin de garantir la sécurité. Dans le cas contraire, une pénalité de 5 % du montant du marché sera appliquée.

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