Georges Képénékian, au meeting d’entrée en campagne de David Kimelfeld, le 16 octobre 2019 à Lyon © Antoine Merlet
Georges Képénékian, au meeting d’entrée en campagne de David Kimelfeld, le 16 octobre 2019 © Antoine Merlet

Képénékian veut faire “respirer” Lyon

Georges Képénékian a donné le coup d’envoi de sa campagne des municipales lyonnaises ce jeudi en présentant les grands axes de son futur programme. L’ancien maire de Lyon a rappelé sa détermination et pointé, en creux, ses différences avec Gérard Collomb.

Officiellement candidat depuis un peu plus d’un mois, Georges Képénékian ne s’était pas encore jeté dans l’arène publiquement. Ce jeudi, il a effectué son premier acte de candidat en présentant son équipe de campagne et les grands axes autour desquels il veut apporter un nouveau souffle à Lyon. L’histoire retiendra que, dans un parallélisme des formes, Georges Képénékian s’est lancé dans la conquête de l’hôtel de ville au Ninkasi de la Guillotière. Le lieu qu’avait choisi Gérard Collomb pour lancer sa campagne métropolitaine, au lendemain de son investiture par La République en Marche, en octobre dernier.

Continuité

Ancien compagnon de route de l’actuel maire de Lyon, Georges Képénékian a adressé de nombreux messages cachés, ou pas, à son ami de trente ans. Le candidat sans étiquette – il n’a pas demandé l’investiture LREM – s’est montré fidèle à sa passion des paraboles avec son slogan de campagne, “Respirations”. “Respirer, c’est le premier acte de notre vie. On peut aussi reprendre son souffle. C’est aussi une manière de calmer les tensions et c’est ce que nous voulons faire", avance Georges Képénékian. Entouré ce jeudi de nombreux élus sortants (David Kimelfeld ainsi que les quatre députés lyonnais et une dizaine de conseillers municipaux ou d’arrondissement), Georges Képénékian a placé sa candidature sous le signe de la transition dans la continuité. “Nous allons revisiter un certain nombre de choses. Nous avons à repenser l’urbanisme, les déplacements ou le logement. (…) Sur les trente dernières années, aucun maire de Lyon n’a déconstruit ce qui avait été fait. Nous ne sommes pas des révolutionnaires”, a-t-il précisé. Celui qui fait campagne sur l’héritage, à l’heure où les soutiens de Gérard Collomb l’accusent plus volontiers de trahison, préfère le concept d’“accommodements raisonnables”. Il les déclinera dans les prochaines semaines autour de quatre axes : l’environnement, la créativité, l’hospitalité et le renouvellement démocratique.

“Collomb joue la confusion”

De ce dernier point, Georges Képénékian tire une forme de légitimité en rappelant l’inflexion qu’il avait apportée à la gouvernance municipale durant les dix-huit mois où il a remplacé Gérard Collomb. Il entend ainsi repenser le rapport de la mairie centrale avec les arrondissements et a insisté sur les relations forcément nouvelles que devront avoir le président de la métropole et le maire de Lyon. Lesquels, à partir de mars, ne pourront plus être la même personne. Georges Képénékian en a profité pour souligner que la double candidature, à la ville et à la métropole, envisagée par Gérard Collomb n’était “pas très honnête”. “Il a écrit la loi. Si quelqu’un sait qu’il ne sera pas possible de présider les deux, c’est bien lui. Il joue la confusion”, s’amuse Georges Képénékian. Interrogé sur une possible alliance avec Gérard Collomb dans les prochains mois, le candidat “dissident” a refusé de répondre, à sa manière : “En politique, les toujours et les jamais n’existent pas.” Dans les prochaines semaines, Georges Képénékian dévoilera ses candidats dans les arrondissements et son comité de soutien.

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