Grand Lyon – Conseil métropolitain © Tim Douet
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Grand Lyon : la métropole en retard sur les promesses de Collomb et Mercier

Collectivité pionnière, la métropole de Lyon n’a toujours pas été dupliquée en France. Localement, son bilan est contrasté. Après des mois à patiner, elle semble tenir sa feuille de route et avoir enfin intégré le virage social imposé par les compétences héritées du département, mais elle a perdu au passage de sa superbe financière.

La métropole de Lyon célébrera le 1er janvier son troisième anniversaire. En guise de cadeau, la Canol a prévu de lui offrir des tableurs Excel. L’association de contribuables lyonnais publie en effet le 29 novembre un rapport détaillé dont elle a dévoilé les grandes lignes à Lyon Capitale. Pendant des mois, des membres de l’association ont compulsé délibérations et budgets pour dresser le bilan de la métropole. De leur enquête, ressortent des points de faiblesse de la jeune collectivité née de la fusion, sur le territoire du Grand Lyon, de celui-ci et du département du Rhône. La gouvernance, le rapport aux communes et des finances qui se dégradent sont pour la Canol les points noirs de ce nouvel outil qui, après trois ans d’existence, peut enfin être regardé avec une distance critique. Leurs constatations n’ont rien d’illogique au regard de la genèse de cette invention institutionnelle. La métropole s’est construite autour d’un objectif caché à l’époque et assumé depuis : sauver le département du Rhône de la banqueroute. Aujourd’hui, David Kimelfeld rappelle, avec élégance, que la métropole peut s’investir sur le champ social plus fortement que les autres départements de France, grâce à une puissance financière assise sur le dynamisme économique de son territoire. Mais, comme le montrent les décomptes de la Canol, la corne d’abondance s’étiole. Les indicateurs financiers compilés par l’association orientent vers l’effet ciseau redouté par toutes les collectivités : hausse du fonctionnement et baisse de l’investissement. L’association de contribuables relève ainsi que les dépenses d’équipement, comprenez les travaux, diminuent de 10 % par rapport au précédent mandat. Surtout, la Canol pointe que la métropole, avec l’incorporation des compétences sociales héritées du département, joue désormais de la roulette russe.

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À la tête de la métropole depuis dix-huit mois, David Kimelfeld accélère le rééquilibrage entre ses compétences urbaines (héritées du Grand Lyon) et sociales (récupérées du département). L’outil créé en 2015 commence selon lui à montrer les premiers signes de sa pertinence. Mais il demande aussi du temps. En creux, David Kimelfeld dresse l’inventaire de la patte qu’il a apportée à cette collectivité depuis qu’il a succédé à Gérard Collomb.

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