Gérard Collomb
© Tim Douet

Gérard Collomb rend hommage à l'engagement international de Jacques Chirac

Jacques Chirac s'est éteint ce jeudi 26 septembre. Gérard Collomb, le maire de Lyon, lui a rendu hommage.

C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris le décès de Jacques Chirac. Nous n’étions pas de la même sensibilité politique, mais j’avais pour l’homme d’État qu’il était un profond respect. 

Pour lui, la France devait porter une voix singulière dans le concert des nations et cette conviction le conduisit à ses choix les plus courageux : en 1995 d’abord à l’occasion de la commémoration de la rafle du Vel d’Hiv, quand il reconnut la responsabilité de l’État français dans la déportation des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale ; en 2002 ensuite, avec son discours sur l’urgence climatique qui, au Sommet de la Terre de Johannesburg, avait marqué les esprits ; en 2003 enfin, lorsque, par la voix de son ministre des affaires étrangères à la tribune de l’ONU, il refusa d’engager notre pays aux côtés des États-Unis dans une guerre en Irak dont il savait qu’elle conduirait au chaos.

Dans un monde marqué par la montée en puissance des théories du choc des civilisations, Jacques Chirac restera pour moi l’incarnation d’un certain idéal : celui d’un monde multipolaire, qui refuse la hiérarchie entre les cultures et où le dialogue qu’elles entretiennent entre elles est facteur de progrès de la civilisation humaine. Le Musée du Quai Branly en est une traduction, tout comme les engagements qu’il a défendus en faveur de la solidarité internationale et de l’aide aux pays en développement. J’adresse à sa famille et à ses proches mes plus sincères condoléances”, a déclaré Gérard Collomb sur sa page Facebook.

De nombreux autres responsables politiques lyonnais ont fait part de leur tristesse ce jeudi midi.  

G7 de 1996  : quand Jacques Chirac a fait de Lyon le centre du monde

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