Laurent Wauquiez aux côtés de Pierre Oliver. Photo Clémence Margall

Entre le RN et Renaissance, Les Républicains du Rhône ne veulent pas choisir

Pris en tenaille entre Renaissance et le RN, Les Républicains du département refusent ces mains tendues et investiront des candidats dans les 14 circonscriptions du Rhône.

Les Républicains sont courtisés en ce début de campagne des législatives anticipées. Dans la foulée de l’annonce de la dissolution, Stéphane Séjourné, le patron de Renaissance, proposait aux députés sortants de l’arc républicain de ne pas investir de candidats face à eux. Depuis Marine Le Pen et Jordan Bardella ont formulé une proposition à peu près identique aux députés Les Répubicains. Le président du Rassemblement national va même jusqu’à suggérer la possibilité d’un soutien à certains candidats du parti de droite. 

"N'est pas de Gaulle qui veut"

Eric Ciotti, président des Républicains, a refusé la main tendue par la majorité présidentielle. “Renaissance est le premier responsable de la situation actuelle : une catastrophe économique, sécuritaire, migratoire et social accompagnée d’une bonne dose d’arrogance, de mépris. La dissolution, même si redonner la parole au peuple est une bonne idée, est un coup de poker. Ils portent une responsabilité historique. Je crains que tout ça n’amène que de la violence. Malgré tout le respect que l’on doit aux Présidents de la République, n’est pas de Gaulle qui veut”, balaie Renaud Pfeffer, maire de Mornant et vice-président LR de la région en charge de la sécurité. “Depuis dix ans, on dit qu’ils vont droit dans le mur. On ne va pas changer d’avis c’est une question de bon sens”, abonde Jérémie Bréaud, maire de Bron et président de la fédération Les Républicains. 

Aux appels du pied du Rassemblement national, la droite a décidé d’apporter une réponse moins frontale. “Le message de dimanche soir dans la bouche d’Eric Ciotti ou de François-Xavier Bellamy était clair. On part sous nos couleurs avec nos valeurs et nous ne ferons aucun compromis avec qui que ce soit. Nous arrivons à la fin d’un cycle avec Macron celui en même temps. Notre position est claire. La question ne se pose pas puisqu’on présente 14 candidats”, assure Jérémie Bréaud. “Il faut des candidats Les Républicains dans toutes les circonscriptions pour faire émerger une parole d’une droite forte et responsable pour trouver des solutions aux problèmes des Français. J’ai du respect pour électeurs du RN qui sont en colère et ne font plus confiance. Mépriser les électeurs du RN, c’est ne pas écouter la colère du pays. Je ne veux d’alliance avec personne, on doit proposer quelque chose aux gens et essayer d’être convaincant. Il n’y a pas de fatalité à avoir le choix qu’entre Emmanuel Macron et les extrêmes”, veut croire Renaud Pfeffer.

De nouvelles têtes

Dans le Rhône, la liste des candidats est presque arrêtée et sera validée par la commission d’investiture ce jeudi. “Une législative anticipée, c’est vraiment l’enfer en terme de délais”, sourit un impétrant. La fédération des Républicains du Rhône devrait lancer de nouvelles têtes dans la bataille, d’après nos informations, aux côtés des deux députés sortants Alexandre Portier et Nathalie Serres : Grégory Sansoz dans la 1re, Maryll Guilloteau (adjointe dans le 2e) dans la 2e, Béatrice de Montille (conseillère municipale) dans la 3e, Romain Billard (conseiller municipal) dans la 4e, Bastien Joint (adjoint à Caluire-et-Cuire) dans la 5e, Cindy Ferro dans la 11e, Pascal Charmot (maire de Tassin-la-Demi-Lune) dans la 12e, Doriane Corsale dans la 14e.

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