Nathalie Perrin-Gilbert © Tim Douet

Élections à Lyon : qui est Nathalie Perrin-Gilbert ?

La maire du 1er arrondissement a assuré qu’elle ne briguera pas un nouveau mandat dans les pentes. C’est depuis le 7e qu’elle souhaite désormais prendre la ville de Lyon à Gérard Collomb.

En décembre 2018, Lyon Capitale titrait : “Et si c’était elle ?” Alors première opposante à Gérard Collomb, Nathalie Perrin-Gilbert avait 15 000 bonnes raisons d’incarner l’alternative principale de la gauche à Lyon. Forte d’une assise solide dans le 1er arrondissement, elle obtient rapidement l’investiture de La France insoumise et se rapproche de Raphaël Glucksmann, fondateur de Place publique qu’elle accueille plusieurs fois à Lyon. Finalement, Place publique s’engage avec la Gauche unie de Renaud Payre, le directeur de Sciences Po avec qui elle a fondé le Gram en 2014 avant de se brouiller. C’est donc dans une gauche divisée en trois entre elle, le PS et EÉLV que la maire du 1er aborde ces élections.

Première opposante

Son engagement politique débute aux côtés de Gérard Collomb en 1995. Élue maire du 1er arrondissement en 2001, quand son mentor devient maire de Lyon, elle est perçue comme son héritière avant son émancipation entre 2008 et 2014, puis la rupture totale. D’épigone, elle devient première opposante au “modèle Collomb”. Pendant six ans, Perrin-Gilbert fait le job. Elle critique la “dilapidation du patrimoine lyonnais”, la proximité de Collomb avec les grands patrons lyonnais comme Aulas et Ginon sur les dossiers du parc OL et de Gerland, s’engage contre la fermeture des bains-douches du 1er et la cession de la salle Rameau. Elle obtient même des victoires sur la vente des halles de la Martinière et la fermeture de l’école Levi-Strauss.

Gouverner avec qui ?

À gauche comme à droite, ses opposants, dont quelques anciens alliés, lui reprochent “une conception solitaire du pouvoir”, bien loin des valeurs collaboratives qu’elle porte. “Un récit pour m’affaiblir”, répond-elle. “On dit souvent aux femmes qui s’affirment qu’elles sont autoritaires. Quand c’est un homme, la critique est toujours plus légère. Moi, je côtoie quotidiennement une élue qui sollicite régulièrement les avis”, défend Elliott Aubin, son adjoint dans le 1er arrondissement. Nathalie Perrin-Gilbert ne cache plus son désir de gouverner la ville. Mais avec 13 % des intentions de vote, cette volonté passera nécessairement par une alliance des gauches face à Collomb. Rien d’inenvisageable d’un point de vue programmatique. Les blocages s’annoncent plus personnels avec Renaud Payre, le PS et les écologistes qu’elle a malmenés depuis six ans, pointant leur participation à la majorité du maire de Lyon.

[Article issu de notre hors-série spécial élections à retrouver ici]

Bio expres :

Nathalie Perrin-Gilbert, 48 ans

• Née à Lyon

• Diplômée en histoire et sciences de l’information et de la communication.

• Élue conseillère municipale et communautaire en 1995 sur les listes PS.

• Maire du 1er arrondissement depuis 2001

• Soutient Jean-Luc Mélenchon en 2017

à lire également
Faire défiler vers le haut