David Kimelfeld lors de son meeting à Vaulx-en-Velin
David Kimelfeld lors de son meeting à Vaulx-en-Velin

David Kimelfeld entre en campagne à Lyon bien entouré

Alors que La République en Marche peine à trancher entre David Kimelfeld et Gérard Collomb, le président de la métropole de Lyon a envoyé un signal fort ce samedi matin en réunissant plus de 500 personnes autour de lui et des élus venus d'horizons politiques différents. "Je suis le seul en capacité de rassembler", avance David Kimelfeld.

Sous le chapiteau du cirque Imagine à Vaulx-en-Velin, David Kimelfeld a réuni ses troupes ce samedi midi. L'opération s'est conclue sur une démonstration de force  : 550 personnes ont répondu à l'invitation tout comme de nombreux élus de sensibilités différentes (LREM, PS, Modem, Agir). La liste de ses soutiens s'est un peu allongée ce samedi matin avec la présence d'Azouz Begag, de Véronique Trillet-Lenoir (nouvelle eurodéputée LREM) ou encore d'Hubert Julien-Laferrière, député LREM et proche de Gérard Collomb. Georges Képénékian, ancien maire de Lyon, est passé d'un soutien de l'ombre à un rôle plus actif en prenant la parole. Hélène Geoffroy, maire PS de Vaulx-en-Velin, et François-Xavier Pénicaud, président du Modem local, l'avaient précédé sans que leur présence n'ait valeur de soutien. Dans le duel que se livrent Gérard Collomb et David Kimelfeld pour représenter La République en Marche lors des élections municipales et métropolitaines de mars 2020, l'incertitude qui plane encourage encore certains élus à la plus grande prudence.

"Changer"

Sur la scène du cirque Imagine David Kimelfeld n'a pourtant pas tenté de jouer les équilibristes. Il est candidat à sa propre succession et veut "changer" la métropole en imprimant sa ligne politique. Durant son discours d'une petite trentaine de minutes, il a rappelé en creux ses différences avec Gérard Collomb et esquissé sa vision propre de la métropole. Sur la méthode, il prône la concertation  : "la politique s'écrit à plusieurs, elle n'est pas l'affaire d'un seul homme". Sur le fond, il veut une métropole plus équilibrée qui corrige les conséquences de l'attractivité métropolitaine, un thème déjà abordé lors de sa première réunion publique en avril dernier. Face à l'urgence climatique, David Kimelfeld a tenu à rappeler qu'il n'avait pas attendu les élections européennes pour agir  : ZFE, limitation à 70 km/h et piétonnisation de la Presqu'île. Pour tordre le cou à son image très consensuelle, David Kimelfeld a aussi martelé qu'il était "dans l'action et pas dans la réaction". Le président de la métropole en a aussi profité pour adresser une pique à Gérard Collomb  : "je ne suis pas un politique qui verdit ses trottoirs à l'approche des élections". Le président de la métropole a aussi répondu aux écologistes qui l'accusent de green-washing  : "personne n'a le monopole de l'écologie (…) il y a ceux qui en parlent et ceux qui la font". David Kimelfeld fait de l'urgence climatique une priorité pour la métropole de Lyon lors du prochain mandat.

La ligne E jusqu'à Part-Dieu

Le meeting de ce samedi matin venait clore une séquence où les militants de Nous sommes la métropole, l'association de soutien à David Kimelfeld, ont phosphoré sur différentes thématiques, le président du conseil métropolitain a avancé quelques pistes pour son futur programme  : une police de la circulation qui aurait vocation à intervenir dans les transports en commun et sur la voirie, le lancement d'un grand plan éducatif (aides au devoir et à la parentalité) et le prolongement de la future ligne E à la Part-Dieu. À la rentrée, David Kimelfled lancera une plateforme pour que les habitants de la métropole apportent leurs contributions à son projet.

Mais le meeting de ce samedi matin avait vocation à accompagner le dossier de candidature que David Kimelfeld devrait officiellement déposer auprès de LREM dans les prochains jours. C'est un message adressé au siège parisien de La République en Marche et à l'Élysée où se trancheront les investitures pour les élections métropolitaines et municipales. Ce meeting vient aussi clore une semaine politique éprouvante pour le président de la métropole qui a vu Gérard Collomb obtenir des marques d'affection de La République en Marche.

à lire également
David Kimelfeld et Gérard Collomb, à la finale du Bocuse d’Or 2019 © Maxime Jegat / PhotoPQR MaxPPP
La bataille politique que se livrent David Kimelfeld et Gérard Collomb met numériquement en danger les majorités à la ville de Lyon et à la métropole. Si les deux camps assurent que les engagements de mandat seront respectés jusqu’au bout, la création ce mardi d’un groupe par les pro-Kimelfeld a renforcé le spectre d’une possible scission de la majorité municipale.
3 commentaires
  1. Galapiat - 23 juin 2019

    Événement climat ::::: en brassant beaucoup d'air , qui peut savoir ???

  2. JANUS - 23 juin 2019

    Kim1° et sa cour en marche !

  3. vieux caladois - 23 juin 2019

    c'est bizarre cet éclairage rose !

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut