graphique2 régionales 2010

Conseil régional : la nouvelle majorité de Queyranne

Paradoxe : alors que Jean-Jack Queyranne a été contraint de partager davantage le pouvoir qu'en 2004 du fait de la belle performance d'Europe Ecologie, il pourra s'appuyer sur un groupe socialiste aussi fort que dans l'assemblée sortante. Les écologistes doublent tout de même leur représentation. Explications.

Plus rien ne sera comme avant. "Il y a quelque chose qui a changé dans cette gauche", clame Philippe Meirieu, tête de liste Europe Ecologie. Pour les écologistes, il y a un avant et un après 14 mars. Les présidents socialistes sont partout reconduits mais ils ne gouverneront pas leur région de la même façon. Ils devront composer avec un partenaire exigeant, incontournable, d'une force presque semblable à la leur. Queyranne 2 ne sera pas Queyranne 1.

Les écologistes doublent leur nombre d'élus

Pourtant à regarder la répartition des sièges dans la nouvelle assemblée, les socialistes et apparentés pèseront toujours un tiers de l'assemblée : 53 sièges sur 157 en 2010, contre 54 sièges dans le conseil régional sortant. Queyranne ne devrait donc pas se trouver dans une position plus inconfortable qu'avant. Certes il a fait davantage de place à ses alliés en 2010 qu'en 2004, mais il aussi gagné plus fortement (50,76 % contre 46,50 %), un phénomène compensant l'autre.

Les écologistes sont tout de même les grands gagnants de la nouvelle configuration, doublant presque la taille de leur groupe : 37 contre 20. Presque à égalité avec l'UMP, ils disposent d'un taille suffisante pour se faire entendre. Phénomène des vases communicants : ce sont les communistes et alternatifs de gauche qui refluent avec 10 élus contre 19 précédemment.

L'UMP perd mais gagne

Françoise Grossetête vient d'encaisser une lourde défaite (34,02 % en 2010 contre 38,2 % en 2004) : la droite ne recule pourtant pas dans la nouvelle assemblée et gagne même trois élus. Explication : en 2004, l'ex-UDF avait envoyé 18 représentants, 8 siégeant comme groupe MoDem, plutôt proche de la gauche, 10 autres restant proches du parti présidentiel. C'est la disparition du groupe centriste qui constitue le principal changement dans la nouvelle assemblée. Quant au FN, il reste quasi stable, ne déplorant la perte que d'un seul siège.

Précision : dans la nouvelle assemblée, des groupes pourraient faire leur apparition, comme celui des Radicaux de gauche, du Nouveau centre ou même d'un groupe communiste distinct du Parti de Gauche.

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