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Comptes de la Métropole : l'excédent finance les emprunts toxiques

Richard Brumm, vice-président en charge des finances à la Métropole de Lyon, a présenté ce jeudi le compte administratif de gestion de la collectivité pour 2015. Un excédent de 98 millions a été dégagé, permettant de financer les pénalités de renégociation des emprunts toxiques contractés sous l'ère Mercier.

Le premier compte administratif de la Métropole a été présenté ce jeudi par Richard Brumm. Le vice-président en charge des finances, accompagné du directeur général délégué aux ressources, a loué "la qualité de la gestion financière de la nouvelle collectivité", se félicitant notamment d'avoir pu maintenir l'autofinancement de la Métropole, la capacité à investir sans emprunter.

Le tout dans une situation compliquée à la fois par la dette toxique laissée par l'ancien président du département du Rhône, Michel Mercier, mais également par une baisse conséquente des dotations de l'Etat, à hauteur de 50 millions d'euros en 2015.

98 millions d'euros d'excédent en 2015

La Métropole ayant récupéré les compétences sociales du département, dont "la dynamique est forte", cette capacité d'autofinancement pourrait s'en trouver réduite. C'est dans cette optique que la Métropole a mis en place un plan intitulé "Marges de manœuvre".

Lors de la désensibilisation des emprunts toxiques, en début d'année, la Métropole a financé, en fonds propres, 95 millions des 274 millions de pénalités de renégociation. Utilisant donc une bonne partie de l'excédent dégagé en 2015 (98 millions d'euros), mais limitant à 50 millions d'euros le recours à l'emprunt. Au final, pour Richard Brumm, "c'est l'intégralité de l'encours de dette qui a été sécurisée sans entamer les capacités d'investissement sur les années futures".

213 millions d'euros versés pour le RSA

Dans le détail, ce compte administratif de gestion allie hausse des recettes fiscales et contrôle des dépenses de fonctionnement. La fiscalité des ménages compte pour près d'un quart des ressources de la Métropole, avec 395 millions d'euros récoltés.

Dans le volet dépenses, ce sont les dépenses sociales qui sont les plus importantes, avec notamment 213 millions d'euros versés au titre du RSA. La Métropole a également subventionné le Sytral à hauteur de 148,6 millions d'euros, ou encore Rhône Express (4,9 millions d'euros). Une dernière subvention héritée de l'ancien département du Rhône, qui correspond au remboursement de l'emprunt levé par l'exploitant et "qui n'est pas liée au prix tarifé" du service, a précisé le directeur général délégué aux ressources. Enfin, les dépenses de personnel représentent 17 % du total des dépenses (377 millions d'euros).

Un désendettement de 78 millions d'euros

S'agissant de la dette, l'encours au 31 décembre 2015 est de 2,1 milliards d'euros, ce qui correspond à une capacité de désendettement de 4 ans et 10 mois, "bien inférieure au seuil prudentiel de 10 années", a expliqué Richard Brumm, annonçant un désendettement de 78 millions d'euros sur l'année 2015.

Alors que l'opposition, l'an dernier, avait critiqué un plan pluriannuel d'investissement qui tardait à voir le jour, Richard Brumm a évoqué une réalisation "très satisfaisante", avec près de 450 millions d'euros de dépenses d'investissements, dont 132 millions pour la mobilité (voiries, aménagements...) ou encore 26 millions pour l'éducation.

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