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© Tim Douet

Comité de soutien : Havard a trouvé la brèche

À quatre mois des élections, la campagne est lancée. L’hémicycle municipal en a été le théâtre hier durant 5h30. Récit.

Dès les premières questions, le ton est donné. Le maire du 6e, Jean-Jacques David (Lyon Divers-droite) attaque Gérard Collomb sur un "marronnier" en période préélectorale : les projets municipaux au parc de la Tête-d’Or.

La question donne l’opportunité au maire de Lyon de préciser le montant des investissements déjà réalisés à la Tête-d'Or dans le dernier mandat : "17 millions d’euros depuis 2008", et "12 millions sont prévus" s’il est réélu, "pour rénover les petites serres".

Le conseil de tous les soupçons

On pourrait presque soupçonner Jean-Jacques David de servir la soupe à Collomb puisque les questions d'arrondissements lui sont envoyées au préalable.

Car, de soupçons, il a bien été question hier au conseil municipal, et dans les grandes largeurs. Patrick Huguet (UMP) a en effet jeté un froid glacial sur l’assemblée, décrochant la mâchoire de certains socialistes, en interrogeant le maire sur "la présidente de l’association Carré Romarin, pour qui vous nous demandez ce soir de voter 5 000 euros de subvention. Est-ce la même dont le nom figure en deuxième position sur la liste de vos soutiens ?" Quelques jours après la présentation du comité de soutien de Gérard Collomb (lire ici) , suivis de la réaction de Michel Havard (photo), candidat UMP (lire là), un ange est passé au conseil municipal.

“Cette conception de la politique qui nous sépare”

Michel Havard, conforté, est revenu par deux fois au cours du conseil sur "cette conception de la politique qui nous sépare, monsieur le maire". Le candidat UMP à la mairie de Lyon est apparu froid mais déterminé, revêtant les habits du candidat sans plus de difficulté, à quelques jours de la présentation de ses têtes de liste dans les arrondissements.

Gérard Collomb, pour finir, n’a pas répondu à la question de Patrick Huguet. Il s'est contenté d’expliquer qu’être membre d’"Acteurs dans la ville", son comité de soutien, ne signifiait pas avoir sa carte au PS. "Je pourrais aussi en dire beaucoup sur les pressions que certains ont subies pour ne pas figurer sur cette liste", s'est seulement défendu le maire, jouant la carte de l'honnêteté politique.

Le coup de grâce est venu de là où on ne l'attendait pas. La maire du 1er, Nathalie Perrin-Gilbert, candidate sans chapelle (en congé du PS), sur une explication de vote, a tranché : "Si, monsieur le maire et vous le savez bien, la présidente de Carré Romarin est membre de votre comité de soutien." Sur Twitter, Thierry Philip, le maire PS du 3e, venait de l’accuser de connivence avec l’UMP. Ce dont l'opposante fratricide s'est défendu avec succès (lire ici).

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