Collomb préfère une Coupe Davis au GPTL

Le vote d'une subvention de 100.000 euros pour l'organisation à Lyon de la demi-finale de la Coupe Davis a été l'occasion pour l'opposition de regretter le départ du Grand prix de tennis de Lyon (GPTL) à Montpellier. Et les Verts ont déploré l'importance de la somme accordée.

Ce week-end, la ville de Lyon acceuille la demi-finale de la Coupe Davis. Une manifestation internationale qui intervient dans un contexte sportif particulier à Lyon. En effet, pour la première fois depuis 1987, aucun tournoi de tennis international ne se déroulera au Palais des Sports. Le Grand Prix de tennis de Lyon a migré vers Montpellier. Lundi soir, lors du conseil municipal où une subvention a été votée pour l’organisation du match de Coupe Davis, Michel Havard a mis ces deux éléments en corrélation : “Il ne faudrait pas que la Coupe Davis soit l’arbre qui cache la forêt disparue”. Avant de stigmatiser, comme les autres groupes d’opposition, le départ du GPTL vers Montpellier, la ville de “l’ami” de Gérard Collomb : Georges Frêche.

“Qui se souvient du dernier vainqueur du GPTL ?”

Les opposants pensaient marquer des points mais le maire de Lyon a donné l’impression de ne pas regretter le départ du GPTL. “Tout le monde se souvient de la victoire de la France en Coupe Davis à Lyon en 1991. Qui se souvient du dernier vainqueur du GPTL ?”. “Cela ne le gêne pas d’avoir perdu ce tournoi”, pointait Emmanuel Hamelin, conseiller municipal UMP à la sortie du Conseil municipal.
Le dossier du GPTL a encombré le vote sur la Coupe Davis. Tous les opposants ont regretté que Lyon n’acceuille plus de grand tournoi de tennis. “La ville de Lyon a été spectatrice du départ du GPTL. Il est dû à un litige entre une société et l’organisateur du tournoi. Nous n’y sommes pour rien”, s’est expliqué Thierry Braillard, adjoint aux sports de la Ville de Lyon avant de souligner qu’une solution de secours est envisagée : l’organisation d’un tournoi féminin.

Dans les rangs du conseil municipal, les trois groupes d’oppositions et Les Verts ont dénoncé le coût payé par la municipalité pour l’organisation de l’évènement (100 000 euros de subvention avait déjà été accordé début septembre par le Grand Lyon). “Vous proposez une subvention de 100 000 euros plus la mise à disposition gratuite du Palais des Sports estimée à 100 000 euros. Au final, les Lyonnais auront payé 300.000 euros pour cinq matches en trois jours. Je regrette qu’une fédération largement bénéficiaire mette aux enchères cette demi-finale”, a souligné Christophe Geourjon, conseiller municipal centriste. Les Verts ont eux regretté que la ville n’ait pas passé avec la FFT, bénéficiaire à hauteur de plus de 8 millions d’euros l’année dernière, un accord pour le versement d’éventuels bénéfices réalisés lors de la demi-finale. “Le prix à payer est trop élevé”, a dénoncé Françoise Rivoire, conseillère municipale écologiste. Malgré ces états d’âmes financiers et liés à la disparition du GPTL, tous les groupes ont voté pour.

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