David Kimelfeld, Georges Képénékian et Gérard Collomb, à l’hôtel de ville de Lyon, le 17 octobre 2018 © Tim Douet
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Anneau des Sciences à Lyon : Kimelfeld se sort du piège tendu par Collomb

En replaçant l’Anneau des Sciences au cœur du débat, Gérard Collomb a tenté de placer David Kimelfeld face à ses contradictions : il dirige une majorité favorable à ce projet et tente de se rapprocher d’un courant environnemental porteur mais hostile au Top. Une nouvelle fois, le président de la métropole a réussi à botter en touche : la question sera tranchée via une consultation publique.

À un an des élections municipales, Gérard Collomb a décidé de ressortir des dossiers qui prenaient la poussière. Pour la ligne E du métro et l’Anneau des Sciences, le maire de Lyon a décrété une sorte d’état d’urgence. Pour lui, il s’agit de les réimposer dans le débat et de reprendre ainsi la main sur un calendrier qui lui échappait. Gérard Collomb entendait aussi forcer David Kimelfeld, qui rédige, avec ses soutiens, son propre programme, à se positionner sur des dossiers compliqués pour lui. “Il passe son temps à dire oui à tout le monde. Il mène tout le monde en bateau, mais un jour, il devra faire des choix. Ceux qui le soutiennent aujourd’hui n’apprécieront pas forcément”, promettait un soutien zélé de Gérard Collomb début mars. L’Anneau des Sciences, nouvelle appellation du Top, a donc fait office de cheval de Troie. Les écologistes plus proches de David Kimelfeld que de Gérard Collomb sont opposés à ce projet routier chiffré à 2,5 milliards d’euros. La réalisation de cet ouvrage figure toujours dans le plan de mandat de la métropole qui scelle la majorité. Gérard Collomb a trouvé chez Les Républicains des alliés de circonstance prompts à dénoncer des divergences entre la ville de Lyon et la métropole qui freinent un dossier censé résoudre les problèmes de circulation automobile de l’agglomération.

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Depuis plusieurs mois, certains défenseurs de l'Anneau des Sciences, comme le maire de Lyon Gérard Collomb, défendent l'idée d'une autoroute qui serait "propre", car empruntée en 2030 par des véhicules électriques ou à hydrogène. Un rapport de l'Anses vient de mettre fin à ce mythe. 
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