Collomb
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Gérard Collomb : “On peut m’exclure du parti si on veut”

Invité du Grand Jury ce dimanche sur RTL, le sénateur-maire de Lyon continue de faire campagne pour sa “trajectoire du réalisme : Emmanuel Macron”. Les menaces d’exclusion du PS s’il ne soutient pas le vainqueur de la primaire à gauche – à laquelle Emmanuel Macron ne devrait pas participer – ne le font pas bouger d’un centimètre.

"On peut m'exclure si on veut, on peut m'exclure du parti." Gérard Collomb l'affirme, en cas d'exclusion du PS, il continuera à porter les valeurs d'une gauche "social-réformiste" qui sont les siennes. Il va même plus loin : "Franchement, si c'était le cas, il y a beaucoup de gens que cela ferait un peu rire, car ce n'est pas moi qui semblerait exclu, mais le parti qui s'exclurait lui-même", a-t-il lancé sur l'antenne de RTL ce dimanche.

Les menaces du premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, ne semblent pas atteindre le maire de Lyon. "Macron veut réunir à la fois ceux qui sont de gauche, du centre droit et l'immense majorité de gens qui n'avaient jamais pensé s'intéresser à la politique mais qui se disent qu'il y a des idées nouvelles", déroule Gérard Collomb, qui estime le pouvoir de rassemblement d'Emmanuel Macron si grand qu'il serait capable de récupérer des voix dans l'électorat d'Alain Juppé ou dans celui de Marine Le Pen pour l'empêcher d'être au second tour.

Une annonce des moins fracassantes pour ne pas gâcher la surprise

Gérard Collomb l'affirme encore, "il souhaite" qu'Emmanuel Macron soit candidat à l'élection présidentielle et il ne se voit pas soutenir quelqu'un d'autre : "Si je me suis engagé à ses côtés, ce n'est pas juste pour faire un petit tour avant de rentrer chez soi", explique-t-il. Lorsqu'on lui pose la question d'une éventuelle candidature de Ségolène Royal, qu'il a soutenue en 2007, ou de Najat Vallaud-Belkacem, sa protégée, Gérard Collomb apporte le même type de réponse : "Une fois qu'on est parti, on ne va pas faire marche arrière."

Tandis que les journalistes qui l'interrogent cherchent désespérément à savoir quand Emmanuel Macron déclarera officiellement être candidat à l'élection présidentielle, Gérard Collomb doit faire usage d'un certain nombre de stratagèmes pour continuer à "teaser" son protégé tout en laissant comprendre qu'il ne lâcherait rien pour ne pas tout gâcher. "C'est lui qui l'annoncera", répète-t-il, avant de lancer : "Vous voulez que je vous annonce ma prochaine candidature pour la mairie de Lyon ? Car ça, je peux le faire dès aujourd'hui ! Il n'y a qu'une seule étiquette à Lyon, le rassemblement de la ville, autour de la ville."

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3 commentaires
  1. grandlyonnaise - 31 octobre 2016

    d'autres l'ont dit avant moi :'les c..., ça ose tout, c'est d'ailleurs à cela qu'on les reconnait'Ce monsieur ne fait pas de politique, il fait SA propre politique de souveraineté et s'emploie à cela l'essentiel de son temps quitte à tuer père et mère

  2. Jean Jaurès - 1 novembre 2016

    Si les camarades du PS veulent bien partager l'idée que 'le socialisme, c'est la république poussée jusqu'au bout', ils concluront naturellement que le libéral-communauracisme de Macron est exactement le contraire! Gérard Collomb s'inscrivant dans cette mouvance anti-républicaine, il ne devrait même pas attendre d'être poussé dehors... Le social-républicain Valls doit encore faire des progrès mais il est sur la bonne voie. Manuel! T'es le plus fort!

  3. Jean Jaurès - 1 novembre 2016

    'Le socialisme, c'est la république poussée jusqu'au bout': Jean Jaurès, bien sûr...

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