Gérard Collomb rentrée 2014 bureau mairie
© Tim Douet

“Dans 30 ans, ce qu’on appellera Lyon, ce sera la métropole”

Gérard Collomb n’a pas vraiment rassuré les élus d’arrondissement, ce lundi, lors du conseil municipal. Alors que ceux-ci ont fait part de leur inquiétude sur leur rôle dans la future métropole, le maire de Lyon leur a demandé de cesser de “regarder dans le rétroviseur”.

Quel avenir pour les arrondissements de Lyon ? C'est un peu la question que se sont posée les maires d'arrondissement ce lundi, à l'occasion du conseil municipal, alors que les dotations pour chacune des mairies de secteur étaient votées.

Tandis que certains élus dénoncent une hypercentralisation de l'hôtel de ville, telle l'UMP Laurence Balas, d'autres s'interrogent aussi sur leur devenir dans la perspective de la métropole, à l'image de Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement. Quel sera leur rôle ?

Guy Corazzol, adjoint au maire de Lyon en charge des mairies d'arrondissement, a tenté de se montrer rassurant, soutenant que les maires seront "confortés dans leur rôle de proximité". Mais le message n'est pas forcément toujours bien passé. "La proximité, c'est intéressant, mais si c'est juste être plus près pour mieux voir qu'on ne peut rien faire, c'est dommage", commente un maire d'arrondissement qui craint de n'être plus qu'un "bureau d'enregistrement des actes administratifs".

“Si le système français ne bouge pas, il va mourir”

Devant ces craintes, Gérard Collomb a décidé de ne pas jouer la carte de la calinothérapie avec ses élus d'arrondissement. L'édile semble d'ailleurs déjà penser à une autre échelle. "Je demande à chacune et à chacun de comprendre que le système français ne doit pas être immuable. S'il ne bouge pas, il va mourir. Ce que nous faisons avec la métropole est positif. Voilà les grands enjeux de notre ville", a appuyé le maire de Lyon, qui ne veut pas aller dans le sens d'une décentralisation des pouvoirs dans les mairies d'arrondissement.

"Aujourd'hui, les grandes circonscriptions sur lesquelles vont se faire les élections, ce sont les conférences des maires, qui seront demain les conférences territoriales", a-t-il avancé, semblant presque passer la question des arrondissements au second plan. Et de conclure : "Il faut aller de l'avant et ne pas regarder dans le rétroviseur. Dans trente ans, ce qu'on appellera Lyon, ce sera la métropole."

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11 commentaires
  1. Sophie_Lyon - 21 octobre 2014

    Après tout, tout ce petit monde ou presque ( la seule à avoir tenu bon étant NPG ) s'est rallié à César.... il faut boire le calice jusqu'à la lie; je ne plains pas les élus, leur soumission et leur manque de courage les a définitivement discrédités. Reste le maire de Villeurbanne pour l'instant, jusqu'à quand ? sachant que NVB arrive à Villeurbanne...... un duel Collomb NVB pourrait avoir lieu, on va rire !

  2. FOurs - 21 octobre 2014

    Que César en soit dans les grandes dimensions, c'est logique, vu de chez lui. Dans la réalité, il y aura un manque et c'est là que les distorsions apparaîtront très tôt… on ne peut laisser des territoires locaux et leurs habitants errer dans la grandeur d'une supra-organisation désincarnée !

  3. Denis - 21 octobre 2014

    Les disparition des communes satellites de Lyon ne peut être qu'une bonne chose . A part les habitants de l'agglo , qui connait ces villes ? Faites le tour de France et bien personne !D'ailleurs personne ne comprend cet embrouillamini administratif et géographique .Ceux qui avancent l'argument que la disparition de certaines communes va leur faire disparaitre une partie de leur identité , doivent avoir une vie bien pourrie pour en arriver là ....

  4. Sophie_Lyon - 21 octobre 2014

    Waouh ! quelle argumentation ! zero pointé.

  5. Myerss69 - 22 octobre 2014

    Je crois qu aucun pays du monde n a autant de commune que nous en France.... 35.000 communes, 35.000 maires plus leurs elus! Et ont veux faire des economies? Sa sert a quoi une ville tout les 100 metres serieux?

  6. Bernard - 22 octobre 2014

    @Myers69, une fois que vous aurez réuni les communes voisines à Lyon, ça en fera 35000 moins 58. 34 942 communes, la belle affaire ! Ce sont les 33 000 patelins de moins de 500 habitants qu'il faudrait un peu regrouper, si on veut vraiment baisser le nombre global.

  7. Sophie_Lyon - 22 octobre 2014

    Et alors ? vous mélangez tout, en quoi supprimer des communes fait des économies ? Au contraire ! un maire peut aisément contrôler sa gestion, tout ce qui est centralisé est source de magouilles et de gabegies. Allez demander des comptes au Grand Lyon, juste pour rire. Villeurbanne n'a jamais été aussi sale depuis que le Grand Lyon s'occupe du nettoyage, les délégations sont sources de dilution de responsabilité et tout le monde s'en fout.

  8. Bernard - 22 octobre 2014

    Je propose que Vaise , La Croix-Rousse, La Guillotière redeviennent des Communes de même niveau que les autres (Villeurbanne, Saint-Fons ou Caluire) au sein de la Métropole, et que ce qui reste du Lyon actuel n'ait plus d'arrondissement et soit 'Lyon' au même niveau et régime que ces autres communes. Ainsi l'échelon arrondissement serait supprimé dans la Métropole.

  9. bruitdevert - 22 octobre 2014

    Dans la mesure où une entité administrative accroît son pouvoir il serait logique de transformer les communes de la métropole en arrondissements (à la suite de ceux de Lyon, donc 10ème, 11ème etc.) que ces arrondissements aient un(e) maire et un conseil avec des pouvoirs de décision locale. Ainsi on maintient une proximité entre les habitants et leur élus locaux, et on gère des synergies au niveau de la métropole. Donc pour Lyon, plus de maire central mais neuf vrais maires d'arrondissement.

  10. Bernard - 22 octobre 2014

    Mais en fin de compte, @Bruit-de-Vert, entre 'vos vrais maires d'Arrondissement' (dont ceux des communes voisines de Lyon déclassées) et 'mes maires des Communes dans la Métropole' (y compris Vaise, Guillotière et Croix-Rousse rehaussées en Communes), il n'y aurait pas grande difference, si ce n'est l'appelation ?

  11. Givorscanal - 14 novembre 2014

    Je suis d'accord sur le nombre de communes, donc de maires, donc de conseils municipaux. Comment pouvoir appeler ville un village de 500 habitants comme une commune de 500 000 habitants? Certaines se touchent, sont enclavées. D'autres n'ont aucun équipement mais la tranquillité, leurs habitants profitant des infrastructures des grandes soeurs étranglées d'impôts. De là à parler de Métropole et plus de Lyon dans trente ans... A voir!

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