Bernard Debré
© JACQUES DEMARTHON / AFP

Conférence sur l’Irak : Debré parle de “gesticulation”

Bernard Debré, député UMP de Paris, était l’invité politique de Sud Radio ce lundi 15 septembre à 8h10. Il regrette qu’aucune troupe au sol ne soit envoyée en Irak.

Interrogé par le rédacteur en chef de Sud Radio, Bernard Debré parle de "gesticulation" à propos de la conférence internationale sur la sécurité en Irak qui se tient actuellement à Paris : "Il n'y a pas d'argent pour financer cette campagne, il y a le Mali, on va envoyer un ou deux avions [en Irak] pour faire bien, mais surtout on va parler. Le règne de la parole, cela marche bien avec Hollande. On va envoyer quelques fusils, quelques mitrailleuses, mais on n'a pas d'argent, on a coupé, on a supprimé dans le budget de l'armée, au moment où le monde n'a jamais été aussi dangereux."

Irak : “Les bombes ne suffiront pas”

"Le minimum du minimum, c'est d'envoyer effectivement des bombes, mais ça ne suffira pas. Et je suis atterré de voir les Occidentaux et même les pays arabes qui sont dit modérés – si tant est qu'il en existe – dire qu'ils n'enverront pas de troupes au sol. Cela veut dire qu'on n'arrivera pas à réduire cet Etat islamiste", prédit Bernard Debré.

Sur la loi de lutte contre le terrorisme soumise à l'Assemblée nationale à partir d'aujourd'hui : "Je voterai pour ce texte qui ne sert à rien, précise Bernard Debré (UMP), mais quelqu'un qui part en Turquie ne va pas annoncer urbi et orbi qu'il part faire le djihad." Mieux vaudrait, selon le député, "aller écraser le serpent sur place, mais là, il y a une hypocrisie majeure qui sert à masquer le fait que l'on n'ait plus un sou pour financer l'armée", regrette-t-il. "Je n'ai jamais vu que pour combattre une armée qui est en train de s'organiser, qui a énormément de matériel, tout le matériel américain qu'on a envoyé en Irak, on se contente de frappes aériennes ou alors il va y avoir des bavures épouvantables, on va envoyer des bombes sur des écoles, des villes et des maisons et on va tuer beaucoup de gens autour qui n'ont rien à voir", craint Bernard Debré.

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