Réparer les vivants Sylvain Maurice 2
© E. Carrechio

Théâtre : Réparer les vivants, une adaptation haletante aux Ateliers

Le TNG s’associe aux Célestins pour accueillir l’adaptation du livre de Maylis de Kerangal par Sylvain Maurice.

Depuis des lustres, littérature et théâtre font bon ménage. L’une inspirant l’autre. Cette saison culturelle lyonnaise a été marquée par de nombreux spectacles adaptés de romans récents, ou s’employant à revisiter par des moyens théâtraux actuels des œuvres classiques : Victor F et Werther à la Croix-Rousse, La Famille royale et Le Cas Sneijder (en ce moment) aux Célestins, King Kong Théorie au TNP… Pour (quasiment) finir la saison, alors que les Nuits de Fourvière nous font déjà basculer dans l’été, le TNG et les Célestins s’associent pour nous montrer l’une des adaptations du texte phare de Maylis de Kerangal.

Force d’évocation et suspense, sur un rythme haletant

Écrivain controversé et sans doute jaloux de son succès, Richard Millet avait défini Maylis de Kerangal comme la romancière préférée des “milliers d’imbéciles [de la] petite bourgeoisie internationale déculturée”. Ce qui n’empêcha nullement Réparer les vivants, sorti début 2014, de séduire de nombreux lecteurs, pas forcément imbéciles, par son écriture dotée d’une incroyable force d’évocation et son sens infaillible du suspense. Ces deux qualités ont été saluées dans l’adaptation scénique du roman dirigée par Sylvain Maurice. De même que son rythme haletant, fidèle à celui du livre, qui a été transposé grâce à une scénographie ingénieuse.

Sylvain Maurice (d’après Maylis de Kerangal) / Réparer les vivants
Jeudi 1er et vendredi 2 juin + du mardi 6 au vendredi 9 juin à 20h, aux Ateliers (la deuxième adresse du TNG).
> Bord de scène : rencontre avec l’équipe le 8 juin à l’issue de la représentation.

à lire également
La soprano Véronique Gens dans “La Voix humaine” de Jean Cocteau – Mise en scène Christian Schiaretti © Danielle Pierre
Si le patron du TNP avait repris quelques-uns de ses spectacles la saison dernière, il avait rendu copie blanche en termes de création. Christian Schiaretti se rattrape cette année, avec Claudel, Vitrac et Cocteau. À voir – et entendre – dès mardi.
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut