Sinistre anniversaire à Lyon : 30 ans du procès de Klaus Barbie

Il y a trente ans, la cour d’assises de Lyon rendait son jugement après huit semaines de procès. Klaus Barbie, surnommé “le Boucher de Lyon”, était condamné pour la première fois de l’histoire pour crime contre l’humanité.

Une date dont le monde et les Lyonnais se souviendront encore longtemps. Le 3 juillet 1987, après huit semaines de procès, la cour d'assises de Lyon condamnait Klaus Barbie à la prison à perpétuité pour crime contre l'humanité. Le chef de la Gestapo de Lyon avait pendant près de deux ans torturé et assassiné des centaines de personnes dans la Résistance. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il avait fui la France pour la Bolivie, où il fut traqué puis retrouvé. De retour en France, le “Boucher de Lyon” est incarcéré à la prison de Montluc en attendant son procès, débuté le 11 mai 1987 dans la salle des pas perdus du palais de justice de Lyon. Il mourra d'un cancer à la prison Saint-Joseph.

Un procès historique

Il s'agit d'un des procès les plus suivis de l'histoire. Klaus Barbie est la première personne à avoir été condamnée pour crime contre l'humanité. Une décision historique, que le palais de justice a décidé de faire revivre en hommage aux victimes de la Seconde Guerre mondiale.

Ce lundi 3 juillet, à partir de 21h30, dans la salle des pas perdus, des textes explicatifs seront lus par des comédiens avant une projection de vidéos d'archives reprenant le procès de Klaus Barbie. Une minute de silence solennelle sera observée. À l'issue de la soirée, la façade du palais de justice sera illuminée d'une manière particulière pour l'occasion.

Le procès diffusé depuis 1992

Si le palais de justice de Lyon diffuse de manière exceptionnelle des extraits du procès, le Centre d'histoire de la résistance et de la déportation (CHRD) dispose déjà depuis 1992 d'un montage de 45 minutes qui retrace le procès de Klaus Barbie. Cinq fois par jour, du mercredi au dimanche, le CHRD diffuse pour ses visiteurs le montage inédit du procès, conçu spécialement pour le centre, et qu'ils n'ont pas le droit de diffuser ailleurs.

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