Sex and the city 2 : chroniqueuse chic 100 % toc

Que devient la plus chic des critiques mondaines, spécialiste ès célibat, quand cette dernière se fait mettre la bague au doigt ? Réponse : pas grand-chose… Et il ne fallait pas forcément 2h30 de film pour nous le démontrer.

Quand Carrie Bradshaw (Sarah Jessica Parker), journaliste new-yorkaise bien dans ses Louboutin, passe le cap des deux ans de mariage, c’est tout un passé de célibataire branchouille qui refait surface. Vie de couple et télé au lit, la « belle » tombe des nues du haut de ses 22 cm de talons aiguilles et commence à s’ennuyer ferme loin des strass et des paillettes de la ville qui ne dort jamais. Crise de la quarantaine oblige, Carrie se voit déjà dans la peau d’une vieille rombière.

Second épisode cinématographique de la série télévisée éponyme, Sex and the city 2, dans le texte, ne méritait sans doute même pas plus des 42 minutes de rigueur pour un épisode moyen. Et moyen, avec un tel scénario, l’épisode l’eut déjà bien été suffisamment. Malheureusement, étirée sur un peu plus de deux heures, l’aventure de Carrie Bradshaw et de ses trois amies tourne rapidement au calvaire. Des camarades de jeu égales à elles-mêmes, au point de se caricaturer, entre névroses aiguës et nymphomanie pré-ménopausique. Parfois amusant, rarement surprenant.

Bonnes vannes disséminées çà et là avec trop de parcimonie, récit anémique tout bonnement inutile sur fond de critique futile des mœurs, Sex and the city 2 pourrait décevoir les fans les plus fidèles. Pour justifier le budget du film, Michael Patrick King, le réalisateur, transporte tout son petit monde de New York à Abu-Dhabi et se fend d’une réflexion peu à propos sur le mariage, l’islam, la place de la femme au Moyen-Orient et, par contiguïté, en Occident.

Un thème lourd à porter même vêtu de sa plus belle liquette Dior, le chic cédant rapidement sa place au mauvais goût. Comme s’il n’était resté à Vogue ou Biba qu’un long tunnel sans fin de pubs criardes, épuré de tous contenus. Symbole de cette descente aux enfers, l’apparition en guest d’une Lisa Minelli en icône botoxée d’un New York d’opérette lors d’un mariage gay plus cliché qu’un clip de Frankie Goes to Hollywood. Un dernier volet bien triste pour une série culte qui a pourtant construit son succès sur l’audace et le glamour.

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