NUITS SONORES : C'EST PARTI !

Pour sa cinquième édition, le festival Nuits Sonores n'a rien perdu de son esprit urbain et déambule dans les rues de Lyon sur une partition aussi pointue qu'éclectique. Une marque de fabrique qui a fait de cet événement l'épicentre électronique hexagonal.

En 2002, Lyon n'existe pas encore sur la carte de France des grands festivals. Si la région Rhône-Alpes regorge de festivals à géométrie variable, la ville de Lyon n'accueille aucune manifestation majeure. Une jeune association, Arty-Farty, se retrousse alors les manches et décide d'organiser un festival électro d'un genre nouveau. Loin des festivals traditionnels qui plantent leurs scènes dans des champs situés à 30 km du centre-ville, les Nuits Sonores innovent parce que, pour la première fois, un festival électronique est organisé "dans la ville''. Soudain, c'est tout une culture qui envahit Lyon dans ses moindres recoins, dans les lieux qui ont forgé l'identité de la ville, les Subsistances, la piscine du Rhône, l'Institut Lumière, la Chapelle de la Trinité, les parcs et les jardins. "'Nous utilisons plus de 40 lieux par an et nous considérons que notre culture, plus que toute autre, a légitimité à vivre au coeur de la ville'' résume Vincent Carry, en charge de la coordination générale du festival. "C'est une des clés de notre succès et de la convivialité que peut générer un tel événement. Et si le festival a su trouver sa place dans le paysage pourtant très fermé des grands festivals français électros, c'est évidemment parce qu'on a toujours privilégié une programmation intransigeante et panoramique, qui a su décloisonner les musiques électroniques, sortir la techno de son isolement en ouvrant la porte à de nouvelles influences, hip-hop, nouveaux formats rock, musiques expérimentales et alternatives'' explique Vincent Carry.

Il ne faut cependant pas chercher Fatboy Slim ou les Chemical Brother sur les affiches. Ce n'est pas le style de la maison. Pas de tête d'affiche qui ne colle à l'esprit des Nuits Sonores, pas de marketing ni de merchandising. Et même si la Ville de Lyon est un partenaire de choix pour assurer la pérennité du festival, Arty Farty a su refuser les appels de partenaires privés. Une façon de rester indépendant, "de choisir plutôt que de subir la programmation du festival''.

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