Le Transbo cherche un nouveau locataire

Et parmi les candidats déclarés, on sait déjà que le lauréat ne sera pas, contre toute attente, Arty Farty, la structure organisatrice du festival Nuits Sonores.

Dans le réseau des scènes de musiques actuelles, le Transbordeur fait figure de navire amiral. Propriété de la Ville de Lyon, gérée par un délégataire désigné tous les cinq ans, le Transbo a été créé il y a de cela 20 ans par son capitaine monolithique et millionnaire, Victor Bosch. Forte personnalité, il est accusé par des homologues et initiés de mener une gestion opaque, d'être un frondeur crâne et un producteur de comédies musicales (seul le dernier "reproche" est vérifié, Bosch ayant fondé sa fortune en super-produisant le spectacle Notre-Dame-de-Paris).

Reconduit en 2005, Victor Bosh est de nouveau candidat, parmi beaucoup d'autres. Achevée cet été, la première phase du choix du délégataire en a déjà éliminé une grosse partie, dont notamment Arty Farty, l'association organisatrice de Nuits Sonores, en attente d'un lieu depuis que Gérard Collomb lui en a fait la "promesse" dans son programme de campagne de 2008. La faute à "de petits détails", à "des papiers en trop ou en moins dans le dossier"...

Restent donc aujourd'hui en lice : l'équipe du tourneur lyonnais Eldorado, et Thierry Pilat, ancien programmateur du Ninkasi Kao. Désormais employé au Fil (une salle de concert à Saint-Etienne), ce dernier candidate au Transbordeur "avec un dossier bien plus solide qu'il y a quatre ans". Il est associé à Olivier Poubelle, co-dirigeant des Bouffes du Nord, du Bataclan et de la Maroquinerie, salles de concert parisiennes, également producteur d'Olivia Ruiz, de Vincent Delerm, entre autres chanteurs à succès...

Parmi les noms retenus, on compte aussi Frédéric Gangneux, un ex-collaborateur de Victor Bosch, qui avait d'ailleurs fait les frais de la DSP remportée par son ancien patron, contraint de le licencier pour raisons économiques. Victor Bosch, lui, dit à qui veut l'entendre qu'il est le seul à pouvoir mener cette machine. Le montage économique du lieu, imposé par la Ville qui veut y mettre le moins d'argent possible, est d'après lui mais aussi d'après plusieurs acteurs des musiques actuelles à Lyon, "une hérésie". Ces finalistes doivent déposer dans le courant de l'automne leur projet complet, et la décision devrait être prise en décembre 2009. Affaire à suivre, donc.

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