Jazz à Vienne : le plaisir des retrouvailles

Venir à Jazz à Vienne, c’est vouloir y revenir. Et cela vaut visiblement autant pour les artistes que pour le public. Sélection dans le (riche) programme du festival qui s'ouvre ce vendredi.

Jazz à Vienne, quand arrive le printemps, c’est un dossier de presse épais comme un bottin à rapporter chez soi avec une brouette. Mieux, un who’s who international de ce qui se fait de mieux en matière de jazz bien sûr, mais pas que, re-bien sûr. Alors certes, les esprits chagrins argueront qu’on y revoit souvent les mêmes trombines – un peu comme dans le who’s who, donc –, mais c’est parce qu’à Jazz à Vienne on fonctionne à l’affectif, tant du côté de la programmation, concoctée non sans passion par Stéphane Kochoyan, directeur de l’événement, que du côté des artistes. Car venir à Jazz à Vienne c’est vouloir y revenir. Et cela vaut visiblement autant pour les artistes que pour le public.

Si l’on regrette l'absence de l’immarcescible Sonny Rollins (que remplacera Ahmad Jamal, un autre habitué du théâtre antique), on retrouvera bien Érik Truffaz, avec un projet lié à la danse, George Benson, Avishai Cohen, Chick Corea et son nouveau groupe, et Ibrahim Maalouf.

Quelques chouchous plus jeunes aussi comme Guillaume Perret, les fascinantes Youn Sun Nah et Sandra Nkaké ou la petite perle défendue corps et biens par le festival, la chanteuse Cécile McLorin Salvant.

Ajoutons une dose de funk (Niles Rodgers & Chic) et même de zouk (Kassav, Malavoi), des guitar heroes (Johnny Winter, Santana), des icônes 90s (Keziah Jones, Ben Harper) et vous avez une programmation quasi parfaite.

Qui le devient, parfaite, quand on y ajoute l’homme dont la légende rédemptrice est parvenue jusqu’à nous, film et oscar à l’appui : Sixto “Sugar Man” Rodriguez, qui aurait mérité une soirée pour lui tout seul.

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Jazz à Vienne. Du 28 juin au 13 juillet. Détail des dates et horaires sur le site du festival.

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