© Mehdi Bsmk

Festival Karavel : le waacking, une danse libératrice

Le festival Karavel invite les Lyonnais à découvrir au théâtre des Célestins un spectacle exceptionnel autour du waacking, une danse explosive et libératrice.

Danse urbaine née dans les clubs gays et afro-latinos du Los Angeles des années 70, le waacking s’est imposé comme une danse politique qui permit à des communautés opprimées de s’exprimer en totale liberté.

Dansée d’abord sur la musique disco, inspirée de la gestuelle des stars hollywoodiennes des années 50, elle évolue peu à peu avec d’autres styles de musique, développant une écriture pétrie d’expériences humaines et de confrontations dans les clubs et, plus récemment, lors de battles.

Jamais présentée jusqu’ici sous la forme d’un spectacle total, les Lyonnais vont la découvrir dans D.I.S.C.O. (Don’t Initiate Social Contact With Others), une première en Europe, chorégraphié par Josépha Madoki aka Princess Madoki (icône du waacking en France) qui réunit au plateau neuf danseurs et un DJ.

Auparavant, ils pourront assister sur le parvis du théâtre à un show explosif et gratuit imaginé par Lynn Dia et Paul de Saint-Paul (figure lyonnaise du waacking) avec des dizaines de danseurs, tandis que la première édition du D.I.S.C.O. Battle aura lieu la veille au Croiseur. “Même s’il a évolué, le waacking est toujours une danse de l’oppression, nous dit Paul de Saint-Paul, car finalement nous la subissons tous dans notre quotidien, mais c’est surtout une danse sociale, très axée sur le côté émotionnel, qui nous permet de raconter des histoires, d’être nous-mêmes, de nous mettre en valeur, peu importe d’ailleurs le genre ou l’identité sexuelle. Il est vrai qu’elle est surtout portée par la communauté LGBT mais ses fondateurs l’ont toujours considérée comme une pratique ouverte à tout le monde. Trois éléments en constituent la base : les mouvements de bras très rapides effectués comme si l’on donnait des coups pour se libérer, affirmer qu’on est là ; le posing où l’on prend des poses très narratives qui transmettent, malgré l’immobilité, des images en mouvement comme au cinéma et puis le groove, le flow qui expriment la joie de vivre. C’est une danse très liée à la musique avec une manière particulière de prendre le son qu’on ne trouve pas dans d’autres danses. On chante avec le corps, on fait vivre les instruments que le public nous dit souvent entendre pour la première fois.”

Évoquant une fête post-confinement, D.I.S.C.O. explore la puissance de l’esthétique waacking pour illustrer la rage et l’envie de vivre comme réponse à l’enfermement !


D.I.S.C.O. Battle – Le 22 octobre, au Croiseur, Lyon 7e
D.I.S.C.O. de Princess Madoki – Le 23 octobre (précédé du show waacking, gratuit), aux Célestins, Lyon 2e
ww.karavel.karavelkalypso.com


 

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