Encore peu de "Lumière" sur le festival de cinéma

En revanche, on sait désormais que l'événement a été baptisé "Lumière 2009". On est contents que le bébé ait désormais un nom. Ensuite, celui de la star de cinéma invitée : Clint Eastwood. Rien de moins. Le cinéaste américain était déjà venu à Lyon en février 2007, à l'Institut Lumière, et donnera une couleur particulièrement prestigieuse au premier parrainage du festival.

Globalement, la programmation semble prendre le chemin de la cinéphilie et du ciné-club, assez alléchante. Elle rendra notamment hommage à Don Siegel, réalisateur de Dirty Harry, dans lequel Clint Eastwood compose l'un de ses rôles les plus connus, celui d'un inspecteur sombre et brutal. Des copies restaurées des films de Sergio Leone ont été rassemblées pour réaliser une rétrospective intégrale du cinéaste qui a bouleversé le western. Le coréen Shin Sang-ok ainsi que l'américain Eddie Muller, spécialiste du film noir, feront aussi partie des réalisateurs projetés.
Le pari est donc d'attirer un maximum de public devant des films qui, pour la plupart, ne seront justement pas "grand public". Le festival étant subventionné à hauteur d'1 million d'euros par le Grand Lyon, on aurait pu imaginer une gratuité au moins partielle des projections. "On ne croit pas du tout à la gratuité pour amener les gens aux films. Ce n'est pas un gage de fréquentation, estime Maelle Arnaud, programmatrice du festival. Le tarif est bas, 5 euros, et les films seront présentés par des stars. Par exemple, si Guillaume Canet présente un film et explique en quoi il lui a donné envie de faire du cinéma ou autre chose, ça peut attirer du public. Pour faire venir les spectateurs, on compte aussi sur le nom des stars." Laurent Gerra en ferait même partie... Il s'agit donc de faire de Lumière 2009 "le rendez-vous des cinéphiles" mais aussi celui de tous les habitants du Grand Lyon. Les 90 films seront en effet tous projetés dans quatre lieux centraux, l'Institut Lumière, le Pathé Bellecour, le CNP Terreaux et le Comeodia, puis partiront vers l'une des 38 salles de l'agglomération. Si elles ont toutes donné leur accord pour participer au festival, ce matin, aucune d'entre elles ne savaient encore ce qu'elle allait diffuser.
Enfin, dans la série des présentations rallongées d'événements telles que celle de la Biennale d'art contemporain, la conférence du festival de cinéma s'est transformée en quizz cinéma, où l'assistance a été invitée par Thierry Frémeaux, à la tête de l'Institut Lumière, à deviner le titre d'un film d'après un court extrait de sa BO. De quoi amuser un peu le journaliste, à défaut d'échanger avec lui.

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