Camping 2 : un seul aurait suffi

On prend les mêmes et on recommence. Fort du succès du premier opus, Fabien Onteniente décide de rassembler sa bande de campeurs, cinq ans après, au désormais célèbre Camping des Flots Bleus pour une suite à l'identique plutôt décevante.

Jean-Pierre Savelli (Richard Anconina), employé aux Mutuelles d’Assurances de Clermont-Ferrand, apprend que sa fiancée veut faire un break juste avant de partir en vacances. Très perturbé par ce chamboulement d’emploi du temps, ce cadre un tantinet coincé du bulbe, décide sur les conseils d’un collègue d’aller se ressourcer et se détendre avec sa fille au Camping des Flots Bleus. Il ne s’imagine pas une seconde dans quel pétrin il va se fourrer. Bien sûr, les irréductibles campeurs interprétés par Franck Dubosc, Mathilde Seigner, Claude Brasseur, Mylène Demangeot et Antoine Duléry, seront là pour l’accueillir.

On ne change pas une équipe qui gagne ?

À l’origine, Fabien Onteniente souhaitait faire tourner son ami Franck Dubosc dans un film centré sur les voyages tout inclus au Mexique. Mais très vite, il se dit que quitte à retrouver Franck en « moule-bite » sur une plage, autant tourner la suite de Camping. Cette suite, c’est donc avant tout pour le plaisir de retrouver la bande de campeurs en tongues et en maillots de bain, dans un joli décor. Plus beauf que jamais en slip, tee-shirt rose, au volant de sa voiture bolidée, Patrick Chirac est donc de retour.

Sophie Gattineau est toujours aussi hystérique, tandis que son mari Polo se prend pour Puff Dady avec son camping- car doré. Quant à Jackie et Lorette Pic, ils sont presque agaçants, tant leurs personnages sont poussés à l’extrême du cliché des retraités portés sur le pastis. Rien de très nouveau donc dans Camping 2, en dehors d’un Richard Anconina pas très convaincant dans le rôle du coincé de service, qui remplace, presque à l'identique, le personnage de Gérard Lanvin.

C'est lourd

Camping 2, au final, ce n'est vraiment pas l'éclate totale ! C'est trop lourd, trop kitch, trop beauf. Et si l’on délaisse un peu le délire « toucher la chatte à la voisine » du précédant, le niveau ne s'élève pas pour autant. Le comique de répétition est surexploité et finit par franchement gonfler. Les temps-morts s'enchaînent, et même si quelques vannes de Franck Dubosc nous font sourire, le manque de spontanéité de certaines scènes reste flagrant. Quant aux acteurs, ils ne sont plus aussi frais et convaincants. Bref, le chien s'endort et la caravane passe...

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