Ubu Schiaretti Macocco 1
© Michel Cavalca

Au TNP, Macocco tient la culotte en mère Ubu

La joyeuse fatrasie de Jarry est mise en scène par Christian Schiaretti, avec Stéphane Bernard et donc Élizabeth Macocco.

Farce à l’humour rabelaisien, iconoclaste et grotesque, l’Ubu roi d’Alfred Jarry est devenue un incontournable classique. L’intrigue doit beaucoup à celle de Macbeth, selon Christian Schiaretti, qui met en scène ce texte au TNP, dans une joyeuse “fatrasie” avec des membres de la troupe de l’institution villeurbannaise.

Dans un langage aussi truculent qu’inventif, Ubu roi décrit l’ascension au pouvoir d’un grossier capitaine des dragons. Qui, après avoir liquidé la famille royale occupant le trône, décide de jeter de l’argent au peuple afin de lui permettre de payer ses impôts...

Son épouse occupe une place prééminente à ses côtés, à la fois conseillère et jalouse. La mise en scène du patron du TNP lui donnera une importance à la fois inhabituelle et méritée. “C’est elle qui tient la culotte”, affirme Christian Schiaretti. D’autant que, face à un père Ubu pris en charge par Stéphane Bernard, le rôle de mère Ubu est confié à Élizabeth Macocco, extraordinaire comédienne bien connue dans notre région puisqu’elle a longtemps dirigé le centre Léonard-de-Vinci à Feyzin. Outre cette nouvelle dimension donnée à l’œuvre de Jarry, cette version aura une dimension plastique et physique importante.

Ubu roi (ou presque) – Du 5 au 16 et du 26 au 29 avril, au TNP.
Le spectacle sera repris du 31 mai au 10 juin, toujours au TNP.
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