Avant l’heure où les thés d’après-midi finissaient... © Manuel Guyon
Avant l’heure où les thés d’après-midi finissaient… © Manuel Guyon

Armistice théâtral à Vienne

À l’occasion du centenaire de la signature de l’Armistice, le théâtre de Vienne propose un spectacle musical pour nous faire ressentir l’atmosphère de l’époque par les mots et les notes.

Il y aura un siècle bientôt, le 11 novembre 1918 à 5h15, dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d'état-major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, fut signé l’armistice qui marqua la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Le théâtre de Vienne commémore à sa façon le centenaire de la fin de la guerre 14-18 ce jeudi et vendredi, avec un spectacle de théâtre musical qui donne à voir et à entendre l’atmosphère de l’époque, dans les tranchées comme loin du front.

Mis en scène par Floriane Bonanni et interprété par Loïc Corbery de la Comédie-Française, entre autres, Avant l’heure où les thés d’après-midi finissaient montre la Grande Guerre à travers les rapports à la musique et à la chanson selon que l’on était sur le front ou dans les salons parisiens. Il est en effet basé sur les œuvres musicales et littéraires de l’époque (textes et lettres de Louise Weiss, Henri Barbusse, Marcel Proust). Il entend montrer l’espoir et l’évasion éphémères qu’apportait la musique dans les tranchées aux combattants. Dans le même temps, il témoigne de l’insouciance inconsciente et troublante des spectateurs dans les théâtres et dans les salons, qui, loin de la guerre, étaient remplis. Une faille entre deux univers qui résonne encore aujourd’hui…

En contrepoint au spectacle, Gérard Jolivet propose une conférence (gratuite) sur le centenaire de la Grande Guerre. Le conférencier convoque Stefan Zweig, Teilhard de Chardin, Jules Romains, Albert Camus, pour répondre à Louise Weiss, Henri Barbusse, Marcel Proust, relus par le comédien Loïc Corbery.

Avant l’heure où les thés d’après-midi finissaient – Jeudi 8 et vendredi 9 novembre à 20h30 au théâtre de Vienne

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