Les artistes du Grolektif en danger ?

Cette année, l'ascension du Grolektif, collectif de musiciens de jazz lyonnais, devrait connaître un ralentissement. En effet, la DRAC a refusé de lui accorder une aide que le collectif touchait depuis 2008. Un coup dur pour la structure qui s'investit depuis 6 ans pour le jazz lyonnais.

Au titre de l'aide à la création musicale, le Grolektif percevait depuis 2008 une subvention de la Direction Régionale des Affaires Culturelle (DRAC) à hauteur de 7 000 euros. Cette année cette aide leur a été refusée. Motif : le dossier n'a pas convaincu le comité d'experts chargé d'évaluer la demande. "Il n'y a pas eu de raisons officielles à ce refus, explique Joël Dziki, chargé de diffusion au sein l'association, mais d'autres collectifs comme la tribu Hérisson à Vénissieux ont vu leur subvention retirée." Sur un budget prévisionnel de 200 000 euros, le collectif espérait ainsi une aide de la DRAC de 15 000 à 20 000 euros.

"L'aide au projet de création ou d'innovation musicale est réexaminée chaque année en fonction des dossiers, explique Alain Lombard, directeur de la DRAC, nous avons deux fois plus de demandes que de possibilités. Chaque décision dépend donc du projet présenté. Si le dossier ne convainc pas le comité d'experts, l'administration aura des réticences à accorder cette aide." Pour le directeur de la DRAC, il s'agit également de laisser une chance à d'autres projets émergents.

Le Grolektif, c'est quoi ?

Créé en 2004, le Grolektif ose et s'impose depuis 6 ans sur la scène jazz lyonnaise. Initialement, l'association avait été créée pour assister les groupes et musiciens de jazz et constituer des réseaux pour leur permettre de se produire. Pari réussi. A partir de 2008, le collectif voit plus grand et fonde un label. En parallèle se créent plusieurs formations comme Bigre !, big band de jazz composé de 19 musiciens. En 2009, avec la multiplication des projets de scène et de production, le budget atteint 120 000 euros. Aujourd'hui, le collectif compte également trois permanents. "Il n'y a pas beaucoup de collectifs de ce type sur Lyon" affirme Joël Dziki. Favorisant la jeune création, le collectif se présente donc comme le contrepoids des gros acteurs de l'industrie musicale. Dans ce but, il bénéficie de l'appui financier de la région, de la mairie et de sociétés civiles comme la SPEDIDAM et la SACEM.

Reste au Grolektif à trouver d'autres formes de financement pour maintenir son programme. Pour cela, l'association pourrait faire appel au public et à la sphère privée. Mais le plus important, selon Joël Dziki, reste "d'acheter les CDs et de venir aux concerts."

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