Gilles Framinet Archi Lyon Nocturnes 17
© Gilles Framinet

Expos : photos d’archi lyonnaise à la Sucrière

Après une longue absence des agendas culturels, la Sucrière y revient une petite semaine durant avec une exposition dédiée à la photographie d’architecture et plus particulièrement au paysage architectural lyonnais. Dans des styles différents, quatre photographes (Aline Périer, Gilles Aymard, Gilles Framinet et Régan Mathieu) ont ainsi été invités à rendre hommage aux architectes qui ont façonné la ville.

Nocturnes © Gilles Framinet

© Gilles Framinet

Architecture et photographie ont de tout temps fait bon ménage, la première étant un des sujets principaux de la seconde, depuis la première image de l’histoire de la photographie, signée du Français Nicéphore Niépce, jusqu’au fameux Flatiron d’Alfred Stieglitz ou aux paysages urbains de Stéphane Couturier et Nicolas Frémiot. Par ses qualités propres (point de vue, cadrage, angle et lumière), la photographie peut à la fois rendre fidèlement compte de ou sublimer l’architecture.

Pour Gilles Framinet, qui s’est fait une spécialité de la photographie nocturne, c’est le vide et les lumières de la ville qui emmènent l’architecture dans une rêverie et une fantasmagorie que seule la nuit peut engendrer (série Nocturnes, ci-dessus).

Mémoires © Gilles Aymard

© Gilles Aymard

Ancien élève et enseignant de l’école d’architecture de Lyon, Gilles Aymard exerça le métier d’architecte pendant quinze ans avant de se consacrer au 8e art. Coauteur de Lyon vertical, il élabore des compositions nettes et équilibrées, dont les points de vue et les jeux de lumière viennent souligner les lignes des bâtiments. À la Sucrière, c’est aux architectes quelque peu oubliés qui ont œuvré à Lyon après-guerre et jusqu’aux années 1970 qu’il rend hommage (série Mémoires).

Traversées © Aline Périer

© Aline Périer

Photographe depuis les années 1980, Aline Périer rassemble pour l’exposition des images des ponts et passerelles lyonnais dans la série Traversées, faisant de la photographie le moyen de transport vers l’autre rive.

De son côté, Régan Mathieu abstractise l’architecture dans sa série Vibrances, par surimpression de motifs. Ce jeune photographe conserve quelques indices quant à l’identité du bâtiment d’origine (les alvéoles du Cube orange de Jakob & MacFarlane ou les parallélogrammes du musée des Confluences) pour créer des images graphiques et chaotiques, redonnant ainsi du mouvement aux lignes fixes des bâtiments. “Architecture dans l’objectif ” réunit quatre approches photographiques qui tendront à renouveler notre regard sur le patrimoine architectural lyonnais.

Architecture dans l’objectif – Du 19 au 28 septembre, à la Sucrière, 49-50 quai Rambaud, Lyon 2e/Confluence. Ouverture pendant les Journées du patrimoine, les 20 et 21 septembre.
À noter : Les photographies seront mises aux enchères au profit d’Architectes Sans Frontières durant le vernissage, jeudi 18 septembre à 19h30.
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