Salia Sanou Doubaley home

Danse : de l’autre côté du miroir avec Salia Sanou

Originaire du Burkina Faso, figure emblématique d’une danse contemporaine africaine intégrant la danse traditionnelle, Salia Sanou est à Lyon avec deux spectacles inédits.

Salia Sanou a longtemps travaillé avec Seydou Boro, cherchant à sortir la danse africaine des clichés folkloriques pour l’ouvrir à la rue et à d’autres formes d’art. En le programmant à deux reprises (ce mois de février et en avril), le Toboggan nous propose de le découvrir un peu mieux car, malgré une création avec son complice et l’ensemble instrumental Ars Nova lors de la Biennale de la danse 2006, le public lyonnais le connaît peu.

Engagée, la danse de Salia Sanou lutte contre les frontières qui séparent l’Afrique du reste du monde, prônant la transmission de sa culture pour éloigner la haine et tendre des fils entre les territoires. Il s’interroge aussi sur le statut d’artiste et choisit (pour Doubaley, le premier spectacle présenté) le miroir comme support métaphorique des relations qu’il entretient avec l’espace de la scène et la notion même de spectacle. Un miroir qui renvoie à la fois à l’image de soi et à sa part invisible, avec un corps qui exprime des émotions en même temps qu’il est regardé.

Ici, Salia Sanou tente de transformer ce qui part de l’intime en un acte de création partagé avec l’autre, faisant évoluer l’expérience du singulier vers le collectif. Sur scène, il est accompagné par Takumi Fukushima, une virtuose du violon contemporain qui participe à ces expériences du regard et du mouvement.

---

Doubaley (Le Miroir), de Salia Sanou. Jeudi 27 et vendredi 28 février à 20h30, au Toboggan, 14 av. Jean-Macé, Décines.

> Ci-dessous, aperçu du spectacle en vidéo.

 

Cet article est extrait du cahier Culture de Lyon Capitale 730 (février 2014).
à lire également
Enfant et sortilèges Insectes opéra 2016
Reprise de L’Enfant et les Sortilèges de Ravel à l’opéra à partir de ce jeudi, Turangalîla de Messiaen en attendant les Circlesongs de Bobby McFerrin à l’Auditorium. Il y aura grandement de quoi oublier la neige, si neige il y a, cette fin de semaine dans les salles lyonnaises.
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut