5 films pour voir Londres autrement

From Hell d’Albert & Allen Hugues

Enquête adaptée de la BD, pardon, du roman graphique d’Alan Moore, autour de la saga de Jack l’éventreur. Johnny Depp y déambule, à l’époque victorienne, dans le quartier (très) chaud de White Chapel à la recherche de Jacquot. Pas totalement ravalées, certaines rues du White Chapel d’aujourd’hui sont encore quasiment d’époque. Autres films sur le Londres interlope et victorien : Le Dracula de Coppola, l’Oliver Twist de Polanski, Elephant Man ou La Ligue des Gentlemen Extraordinaires qui célèbre ses grands mythes littéraires (Jekyll, Dorian Gray…).

28 Jours plus tard de Danny Boyle

Le hic à Londres, c’est les Londoniens : il y en a trop et la ville est toujours noire de monde, c’est le problème avec ces cités tentaculaires. Pour visiter Londres sans être bousculé par une marée humaine, il y a 28 jours plus tard. Durant les dix premières minutes de ce film de zombies new look, l’acteur Cillian Murphy fait son jogging dans un Londres désert. Plans magnifiques et vertigineux de la ville vue du Ciel à la clé (sans les commentaires d’Arthus-Bertrand) dont le Westminter Bridge vide. Rare et cool.

Les Fils de l’Homme d’Alfonson Cuaron

Voilà un film auquel on pense forcément en passant devant les caméras et les pancartes de la CCTV. Cuaron y montre un Londres futuriste soumis à la dictature effrayante d’un fou. Une projection dégénérée du Londres d’aujourd’hui. Même chose dans V pour Vendetta, où un terroriste rebelle, fait même sauter le parlement (ce que Guy Fawkes échoua à faire pour de vrai le 5 novembre 1605). Dans 28 semaines plus tard, la suite de 28 jours… la ville est envahie et surveillée comme le lait sur le feu par l’armée américaine. Une raison d’aller à Londres dès maintenant : dans le futur, ça fait un peu flipper.

Les 4 fantastiques et le surfer d’argent de Tim Story

Le film est totalement idiot (ses héros sauvent le monde en pyjama bleu) et ne compte qu’une séquence londonienne, mais celle-ci est fantastique (forcément) et jouissive. Le très dissipé surfeur argenté y trouve le moyen de vider la Tamise en y creusant un siphon et tente de déboulonner le London Eye (la gigantesque grande roue qui borde le fleuve, étonnant point de vue aérien sur la ville) heureusement sauvé in extremis par les 4 fantastiques.

Hugh Grant

Non, Hugh Grant n’est pas un film, merci de l’avoir noté. Par contre c’est un acteur, et cet acteur symbolise comme personne la comédie romantique londonienne puisqu’il joue dans chacune d’elles : Quatre Mariages et Un Enterrement, Coup de Foudre à Notting Hill, Love Actually, et même Pour un garçon, c’est Hugh. Et c’est Londres, aussi : l’endroit où l’on aimerait vivre une histoire d’amour improbable qui commence mal mais finit bien avec des gens beaucoup trop beaux. Londres, it’s a kind of magic, comme disait l’autre.

à lire également
Joaquin Phoenix dans “Her” de Spike Jonze (2014) © Warner Bros. Entertainment Inc.
Lyon Capitale vous invite à la projection-débat autour du film de Spike Jonze, jeudi 26 avril, sur les rapports entre intelligence artificielle et sexisme. Soirée organisée par l’Université de Lyon.
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut