Rentrée scolaire collège 2018 © Tim Douet

Villeurbanne prépare ses écoles aux futures canicules sans climatisation

Suite aux nombreuses canicules de ces dernières années, la ville de Villeurbanne, près de Lyon, prépare déjà ses écoles à affronter les fortes chaleurs de l’été 2020. 

Les périodes de forte chaleur se multiplient. Cette année, c’est dès le mois de juin que les hautes températures se faisaient ressentir dans le Rhône. À cette période, les écoles sont toujours ouvertes, au grand dam des élèves. "Construits il y a plusieurs années, beaucoup de bâtiments scolaires n’étaient pas conçus pour résister à de telles températures", explique Damien Berthilier, adjoint à l'Éducation de la ville. Villeurbanne a bien conscience du phénomène et a entamé un processus d’adaptation pour ses écoles.

Des travaux encore en cours

Le premier aspect auquel s’attaque la ville est l’isolation des bâtiments. "On a plus du quart de nos écoles qui ont bénéficié d’un traitement thermique", relève Damien Berthilier, enthousiaste, "Cela fait cinq degrés en moins l’été, comparé à une école mal isolée".

Autre lieu problématique : la cour d’école. Leur sol est souvent en bitume, un matériau réputé pour être vecteur de chaleur. La ville veut donc revoir la composition de ce lieu phare pour les écoliers : “ On a commencé il y a deux ans avec une "débitumisation", notamment à l’école Édouard Herriot ”, relève l’adjoint, "Cela consiste à enlever du goudron et à le remplacer par d’autres matériaux, moins chauffants". La ville va également s’occuper de la rénovation thermique, particulièrement au niveau des toits. "Une végétalisation y sera faite. Il y aura également des installations de brise-soleil", énumère l’adjoint.

Trouver un équilibre

"On va essayer de trouver un équilibre, en climatisant une pièce, où les enfants pourront tourner et se rafraîchir", complète l'adjoint. Mais pas question de climatiser les écoles. En revanche, l’équipe municipale souhaite équiper les salles de classe de ventilateurs. Autre piste envisagée : les brumisateurs.  "On va en mettre dans toutes les cours d’école. C’est plutôt écologique, car cela ne nécessite pas beaucoup d’eau et c’est convivial", explique l’adjoint. Des ajustements qui se multiplient et qui deviennent indispensables avec le réchauffement climatique.

1 commentaire
  1. Bernard Girard - 4 septembre 2019

    Gamin, j'ai passé un an dans cette école d'un tout petit village de l'Allier :
    https://www.google.fr/maps/@46.3649467,3.9528945,3a,60y,62.05h,95.11t/data=!3m6!1e1!3m4!1scf-s-EQWmC0wLzKwFJqCfg!2e0!7i13312!8i6656
    Comme il y a plus de 50 ans, le sol est gravillonné : c'est sans doute moins chaud que le bitume.

    Dans cette école du 8ème arrt de Lyon, à la cour lourdement goudronnée https://www.google.fr/maps/@45.7263704,4.8639062,113a,35y,39.46t/data=!3m1!1e3
    des arbres de haute tige placés juste devant les bâtiments à trois étages modéreraient probablement la chaleur reçue.

    Pour avoir vu utiliser à grande échelle des brumisateurs à Séville (Espagne) lors de l'expo universelle de 1992, c'est efficace.
    A quantité d'eau égale, plus la surface de contact entre l'eau (froide) et l'air (chaud) est importante, plus les calories de l'air sont absorbées et la température ambiante abaissée. Transformer l'eau en un fin brouillard de gouttelettes, diffusé à quelques mètres de hauteur, maximise justement cette surface de contact.

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