Incendie devant le lycée La Martinière – Monplaisir à Lyon 8. (@Photo remise à LC)

Un lycéen écroué après des tirs au mortier sur le lycée de la  Martinière

Deux lycéens ont été mis en examen et l’un d’eux a été écroué après les graves incidents survenus vendredi 10 novembre au lycée La Martinière-Montplaisir de Lyon, où le proviseur avait été la cible de tirs de mortiers.

Il n’était pas encore 7h30 vendredi 10 novembre lorsqu’un groupe d’une dizaine de jeunes a pris pour cible le lycée La Martinière-Monplaisir, dans le 8e arrondissement de Lyon. Des poubelles avaient été incendiées devant l’entrée de l’établissement, qui avait lui-même fait l’objet d’un feu nourri de tirs de mortier d’artifice. 

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Dans un mail envoyé aux élèves peu après les incidents, le proviseur du lycée dénonçait alors "une agression violente émanant d’une quinzaine d’individus et visant expressément le proviseur et le Directeur Opérationnel du Greta qui l’accompagnait". Interpellés au moment de ces incidents, qui n’avaient pas fait de blessés, deux jeunes de 16 ans ont été mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour "dégradations par moyens dangereux" et "violences volontaires sur une personne chargée d’une mission de service public sans incapacité".

Des motivations encore troubles

L'un d'eux, soupçonné d'avoir "participé à l'organisation des violences" et d'avoir lui-même incendié des poubelles et tiré des mortiers, a été écroué, précise le parquet de Lyon dans un communiqué. L’autre, soupçonné d'avoir fait partie du "groupe violent", a été placé sous contrôle judiciaire, rapporte l’AFP. Selon le procureur de la République, Nicolas Jacquet, "des premières investigations et auditions, ces faits procéderaient de la volonté de certains élèves de "bloquer l’établissement scolaire" pour des raisons qu’il reste à déterminer".

Vendredi, sur place, un lien avec le passage d'un élève en conseil de discipline cette semaine, en vue d’une potentielle exclusion, avait été évoqué. Une hypothèse également mise en avant par la suite par le ministre Gérald Darmanin, qui avait déclaré sur BFMTV que l’un des élèves arrêtés "devait faire l'objet d'un conseil de discipline".

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