Les 6 co-fondateurs de Time for the Planet

Time For The Planet : le projet lyonnais ultra ambitieux pour répondre à l’urgence climatique

Une équipe composée de plusieurs entrepreneurs, Lyonnais pour la plupart, s’est réunie autour du projet Time for the Planet afin de répondre à l’urgence climatique. Un appel à innovations sera lancé le 2 décembre prochain.

Réunir un milliard d’euros afin de créer cent entreprises, réparties dans le monde entier, dédiées à la lutte contre le dérèglement climatique, par le biais d’investissements participatifs sans le moindre retour financier. À première vue, un projet certes plein de bon sens mais complètement fou, en décalage total avec la réalité du monde économique actuel.

Un projet qui existe pourtant bel et bien, lancé il y a un peu moins d’un an et qui suscite un bel engouement depuis sa création car en phase avec l’un des enjeux cruciaux, si ce n’est le principal, des prochaines décennies. Un projet hors du commun, qui a vu le jour à Lyon.

Arthur, Coline, Denis, Laurent, Medhi et Nicolas, six entrepreneurs à succès, choisissent de quitter, du jour au lendemain, cet univers qui ne leur ressemble plus pour se réunir autour d’un projet dans lequel ils se retrouvent pleinement, fruit d’une idée qui germe dans leur tête depuis quelques temps : travailler au service de l’urgence climatique.

Time for the Planet, projet lyonnais au service de l'urgence climatique

Ce petit groupe puise dans l'expérience de chacun de ses membres, dont cinq sont Lyonnais, pour mettre au monde Time for the Planet à l'automne 2019. Une Société en Commandite par Actions qui a pour objectif de " lancer des solutions qui réduisent drastiquement les émissions de gaz à effet de serre (GES) afin d’atteindre la neutralité carbone au plus vite ".

Phénomène naturel, l'effet de serre provoque l’élévation de la température à la surface de la planète. Acteur indispensable à notre survie sur Terre, celui-ci voit son équilibre être menacé par l'abondance de GES additionnels produits par l'activité humaine, en grande partie responsables du réchauffement climatique.

Une problématique d'ordre international qui a poussé l'Union européenne à adopter en 2018 la neutralité carbone d'ici 2050. La neutralité carbone, c'est atteindre l'équilibre entre les émissions et l'absorption du carbone de l’atmosphère. Pour y parvenir, toutes les émissions de GES dans le monde doivent être compensées par la séquestration du carbone.

Et pour atteindre cet objectif très rapidement, Time for the Planet a une solution : mettre l'entrepreneuriat au service de l'innovation.

L'entrepreneuriat au service de l'innovation

" On s’est rendu compte qu’il y avait un moyen de changer les choses et que l’on pouvait y parvenir par le biais de l’entrepreneuriat. On doit être un exemple, démontrer qu’il est possible d’entreprendre autrement et que ce peut être un outil pour aller très vite contre l’urgence climatique, explique Arthur Auboeuf, l'un des co-fondateurs de Time for the Planet, en charge de la partie Digital et Réseaux Sociaux. On a eu une prise de conscience, on se dit que c’est le moment d’agir, qu’on est sûrement la dernière génération capable d’inverser cette tournure dramatique. On est convaincu qu’il existe encore de bonnes solutions. "

Les six membres s'instruisent, lisent, suivent des conférences, notamment celles tenues par Jean-Marc Jancovici, ingénieur français spécialiste de la question sur le climat, et font des rencontres, comme celle du climatologue Jean Jouzel, prix Nobel de la paix en 2007, qui alerte depuis plusieurs années la population sur l'urgence de la situation. " On lui a demandé de nous fournir des pistes de réflexion afin de changer les choses, poursuit l'ancien étudiant en STAPS de l'Université Claude Bernard Lyon 1. Il nous a répondu que lui et d’autres avaient donné la solution : l’innovation. "

Au coeur du projet de Time for the Planet, l’innovation " permet de trouver de nouvelles façons de vivre et d’inverser, peu à peu, la courbe du changement climatique, poursuit le jeune homme de 26 ans. L’innovation va permettre la transition. " Mais pour effectuer celle-ci, les co-fondateurs, ou plutôt " keepers ", car gardiens des valeurs de Time for the Planet, ne renient pas leur passé d'entrepreneurs.

" On a la conviction que l’entreprise n’est pas le problème mais la solution, explique Arthur Auboeuf. L’entreprise, c’est ce qui permet de transformer notre mode de vie à très grande échelle et dans un laps de temps très court. En l'utilisant dans le bon sens, elle peut-être une arme pour résoudre ce problème climatique de façon très rapide. L’aspect économique est essentiel afin d’avoir très vite un énorme impact. "

1 milliard d'euros, 100 entreprises

L'entreprise au service de l'innovation, voilà le secret pour Time for the Planet, qui veut avoir un impact significatif sur cinq secteurs précis : l'énergie, l'industrie, l'agriculture, le transport et le bâtiment, responsables de près de 90 % des émissions de GES. Mais concrètement, quel est le fonctionnement ?

" Time, c’est une entreprise qui crée des entreprises, explique Arthur Auboeuf. Elles seront toutes pensées et paramétrées afin de lutter contre le dérèglement climatique. Au quotidien, on détecte des innovations scientifiques ayant un impact contre les GES. On investira sur les meilleures, les plus puissantes en terme de captation et de non-émission. Puis, on vient recruter des entrepreneurs chevronnés pour les associer aux innovateurs et faire en sorte qu’ils trouvent des modèles économiques et déploient ces innovations à grande échelle, en les transformant en entreprises. Notre rôle, c’est de chapeauter tout ça. Créer la connexion innovateur-entrepreneur et injecter de l’argent pour accélérer le déploiement. "

L'objectif d'un milliard d'euros d'investissements que c'est fixé Time for the Planet n'est pas anodin. " Si on veut faire un exemple, il faut qu’il soit suffisamment copieux. En tablant sur ce montant, on pense que ça va faire parler, que ça va interroger, intéresser, et donc que ça va devenir contagieux. Pour les cent entreprises, on pense que c’est le minimum à créer afin de démontrer que notre projet est viable. "

Un mouvement communautaire non-lucratif

Mais pour avoir un impact planétaire, Time for the Planet va plus loin. " On est dans la logique d'être un mouvement. On mise tout sur le communautaire et sur le collectif . On pense que c’est vraiment « l’arme atomique » pour aller vite, affirme-t-il. Il faut mettre en place une plateforme qui donne à tout un chacun la possibilité d’agir, même avec ses petits moyens. C’est ce qui crée l’engouement autour de Time for the Planet et c’est comme ça qu’on l’a imaginé. "

L'aspect communautaire du projet que met en place Time for the Planet transparait par la structure de cette société. " Tout le monde peut devenir associé, actionnaire de Time, expose Arthur Auboeuf. On fédère au maximum les citoyens, les entreprises, les collectivités et autres. On veut créer quelque chose de tellement puissant en terme de capacité de développement, dans le sens où tout le monde peut y participer, que le mouvement en devienne inarrêtable. Des gens doivent s’emparer de notre objet, de ce qu’on a crée. Des gens meilleurs que nous, qui doivent participer à le faire grossir. "

Pas de démarchage donc. " On veut que les meilleures innovations, que les meilleurs entrepreneurs, que les meilleurs scientifiques viennent à nous ", affirme-t-il. À partir d’un euro, n’importe qui peut nous rejoindre. Mais ce qu’il faut bien comprendre avant, c’est que c’est un projet non-lucratif. 100 % des profits générés par nos entreprises seront réutilisés pour créer d’autres entreprises. L'intérêt pour nos investisseurs, c’est d’avoir un vrai impact sur l'environnement, mesuré via le TRP**. Derrière cela, il y a une opportunité d’écrire l’histoire au travers du projet. Et l’histoire va dans le sens de la recherche et de l’investissement pour répondre à l’urgence climatique. "

Ce principe du non-lucratif vaut également pour les keepers de Time for the Planet, tous bénévoles, pour l'instant. " On a choisi de quitter de grosses entreprises et de faire une croix sur de bons salaires pour créer Time, confie Arthur Auboeuf. On ne gagnera pas le moindre centime, ce n’est pas le but. "

L'open source, clef de la réussite

Autre aspect fondamental, le collectif, qui se traduit par la volonté de Time for the Planet de partager au monde entier ses futures trouvailles grâce à l'open source. " Toutes les innovations et les modèles économiques associés que l’on va avoir seront mis à disposition de qui le veut, gratuitement, partout sur la planète, affirme-t-il. Pourquoi ? Parce que quand on crée une entreprise, on a neuf chances sur dix d’échouer et que quand on trouve une innovation qui peut s’avérer cruciale dans une période critique, on ne peut pas se permettre de se planter. "

En mettant tout cela en open source, Time for the Planet entend favoriser l'appropriation et la duplication de ses innovations par des tiers. " Au final, ce n’est plus une entreprise qui est créée mais un marché, ce qui est beaucoup plus résilient car la maturation et l'impact d’une innovation sont multipliés par le nombre d’acteurs potentiels capables de l'améliorer, ajoute-t-il. C’est donc tout bénéfice pour nous. "

Lyon au coeur du projet

Fort de ses 4 773 associés*, Time for the Planet est devenu, en l'espace de quelques mois, le 3e plus gros crowdfounding (= financement participatif) d'Europe et a récolté près de 932 000€* depuis sa création. Et parmi les actionnaires de cette société implantée à Bellecour, plusieurs sont issus de la métropole lyonnaise.

" Parmi tous nos associés, 700 sont de Lyon même. Par exemple, Alexandre Aulas est très investi dans Time et c’est un énorme support pour nous, atteste Arthur Auboeuf. On le voit très souvent, il nous ouvre des portes. " Quid des projets prévus dans une ville et une métropole passées, depuis l'été dernier, sous la bannière des écologistes ?

" On n’a pas encore fait le choix des innovations qu’on allait transformer en entreprises mais il y a un innovateur basé à Lyon qu’on aime beaucoup, confesse-t-il. En revanche, on n’a pas encore eu l’occasion de discuter avec les collectivités de Lyon. On a eu des contacts avec des élus mais leur emploi du temps était très chargé au sortir des élections. Dans tous les cas, on aura un lien avec eux à l’avenir. On fait également partie du projet pour créer une Université de la Mutation Ecologique à Lyon, où sont regroupés des scientifiques, des journalistes, des chercheurs et des entrepreneurs pour faire naître de l’innovation au service de l’urgence climatique. Des synergies avec la Ville peuvent se dessiner et on sera ravi si tel est le cas. "

Objectif 2021

L'ambitieux projet mis en place par l'équipe de Time for the Planet attise la curiosité mais il faudra patienter encore un peu avant que la machine ne se mette en marche. " On table sur 2021. On ne peut pas fournir un calendrier très précis mais on s’est engagé à lancer notre premier projet en 2021 et on le fera, révèle Arthur Auboeuf. Le temps de finaliser tous les process, la première entreprise devrait voir le jour fin 2021. "

D'ici-là, un appel à innovations va avoir lieu le 2 décembre prochain. " On le lance en direct du plateau de L’Equipe TV car Raymond Domenech, un des chroniqueurs de la chaîne, est associé de Time, explique-t-il. On veut faire en sorte qu’un maximum d’innovations viennent à nous. On va passer en ordre de marche pour créer nos premières entreprises et vraiment entrer dans le concret. On en profitera aussi pour dévoiler publiquement notre comité scientifique et notre processus de sélection. "

Rendez-vous est pris.

 

*nombre en date du samedi 7 novembre, date à laquelle l'interview a été réalisée.

**Le Taux de Retour pour la Planète, un indicateur qui évalue le ratio entre l’argent investi et la quantité de GES non-émise ou captée grâce à cet investissement

24 commentaires
  1. Abolition_de_la_monnaie - lun 9 Nov 20 à 20 h 45

    Je ne comprends pas bien comment les entreprises qu'ils veulent aider, vont pouvoir se développer commercialement en Open Source...
    C'est tout le problème qu'exposent les postmonétaires ; donner ses connaissances, c'est donner son chiffre d'affaires. On est coincé par le système monétiste.
    D'où l'intérêt d'en sortir.

    L'autre questionnement c'est "pourquoi une telle échéance si lointaine" ?
    Mais bon, l'aventure est intéressante... même si "rêver d'innovation" n'engage que les gens qui les écoutent.
    😀

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  2. Galapiat - mar 10 Nov 20 à 1 h 39

    Time for the planet: kippers......ce serait tellement mieux en français !
    Urgence climatique ?? quand on ne sait toujours pas maitriser un virus qui va faire des millions de morts .!!!

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  3. Pije - mar 10 Nov 20 à 14 h 29

    Je suis probablement trop vieux pour comprendre l'objet et le principe de ce machin
    J'ai relu posément l'article mais c'est toujours aussi flou pour moi
    Je suis allé sur leur site pour savoir qui ils étaient : pas un seul n'a œuvré pour le moment sur le chantier auquel ils veulent s'atteler la réduction de l'émission des GES.
    J'attendrais qu'ils lancent la première entreprise pour comprendre par la pratique et non au travers de simples annonces dans les articles et sur leur site

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    1. Galapiat - mer 11 Nov 20 à 16 h 07

      Quand il y a du fric à gagner nombreux sont ceux qui chantent avec la chorale. Un soit disant projet mal défini, objectif floue.

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  4. ines perret - mar 10 Nov 20 à 15 h 46

    Il faudrait retrouver les déclaration alarmistes sur le climat.
    En 1998 Al Gore annonçait plus de neige en 2003, les Maldives sous l'eau en 2005, 45 degr. tout l'été à NYC en 2010 !!!
    La Terre se réchauffe par cycle... Les 2 grosses planètes qui tournent autour du Soleil en 30 et 80 ans créent des marées de la masse solaire qui se déplace de 100.000km... Quand les 2 sinusoïdes sont en haut en même temps, c'est encore pire.

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    1. Abolition_de_la_monnaie - mar 10 Nov 20 à 16 h 06

      Tiens, un climatosceptique ? ça existe encore ces gens qui confondent une évolution cyclique sur des centaines et milliers d'années, avec une évolution sur à peine 1 siècle ?
      On sait bien que ce que vous défendez, ce n'est pas la science, le savoir, mais votre style de vie qui bouffe la planète et la pollue de manière irrémédiable avec les microplastiques, la chimie à outrance, la diffusion de CO2 pour faire du béton (immobilier des grandes villes), vos déplacements pendulaires inutiles, etc.
      🙂

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      1. Pije - mar 10 Nov 20 à 16 h 18

        Primo Ines sauf erreur c'est un prénom féminin.
        Après le fait de rappeler un fait scientifique mérite de suite une contradiction sans aucune démonstration par les fans du GIEC .
        Quand je parle de démonstration, je parle bien de démonstration scientifique.
        Je m'explique simplement en science pour faire des comparaisons, on utilise l'expérimentation avec les mêmes instruments de mesure.
        Pour la température moyenne du globe, je cherche désespérément à comprendre 2 choses :
        Comment est calculée aujourd'hui la moyenne des températures (quelles stations, quelles fréquence de mesure, quelles pondération) ?
        Pour les températures dans les siècles et millénaires passés comment est déterminer cette même moyenne ?
        Voilà 2 questions simples, merci pour vos réponses.

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        1. Abolition_de_la_monnaie - mar 10 Nov 20 à 16 h 26

          1 - La personne qui utilise ce pseudo ines perret, c'est probablement juste un jeu de mot.
          2 - la montée rapide des eaux se constate sur les îles du pacifique et d'Asie, je vous laisse faire les recherches.
          3 - la température du passé sur des milliers d'années se fait avec les carottages de glaces de km d'épaisseur aux pôles. Et avec leur fonte à toute vitesse (là, c'est les images satellite qui le montrent sans équivoque), cette mémoire pour l'humanité va disparaître.

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          1. Pije - mar 10 Nov 20 à 16 h 49

            Donc si les carottages aux pôles suffisent à définir la température moyenne, est ce bien la même méthode qui est utilisée pour mesurer la température moyenne des années récentes ?
            Sinon c'est clairement un biais dans la démonstration scientifique.
            Pour le reste idem où sont les images satellites pour les siècles et millénaires passés pour faire une comparaison avec les mêmes outils
            Je réitère aussi pour la montée des eaux.
            Il ne s'agit pas de nier un changement du climat puisque celui ci évolue sans cesse mais de savoir raison gardée sur les conclusions que l'on en tire
            Le grand principe des climatoalarmistes (je ne connais pas le terme opposé à climatosceptique) c'est d'utiliser les simulations pour montrer que l'on va droit dans le mur.
            Dans d'autres domaines comme la médecine par exemple on voit que les simulations montrent très vite leurs limites dès que l'on peut les confronter à la réalité :
            Reprenez les simulations sur la COVID du mois de mars au regard des chiffres d'aujourd'hui
            L'autre catastrophe sanitaire qui devait faire des milliers de mort et dont rien on a rien vu c'est la crise de la vache folle qui devait entrainer un hausse sans précédent de la maladie de creutzfeldt-jakob.
            Ces 2 exemples montrent que ce n'est parce que l'on a les moyens de faire pleins de calculs aujourd'hui que les théories utilisées sont les bonnes.

          2. Abolition_de_la_monnaie - mar 10 Nov 20 à 17 h 04

            1- les sources peuvent être différentes et se recouper, ça n'invalide pas leur véracité. Ce n'est donc pas un biais mais des méthodes différentes. Vous pouvez par exemple vous baser sur la croissance des arbres et remontrer sur plus de mille an à certains endroit, et vérifier les relevés contemporains. Les deux se confirmeront sans faire de biais.

            2 - les projections... oui, c'est une statistique. Et les modèles des années 70 qui étaient des projections, montrent qu'en fait ce qui est en train de se passer dans la réalité de nos années est pire.
            Les glaces fondent plus vite aux pôles, et des îles sont déjà submergées (qui font remonter l'eau salée et les rendent impossibles à vivre) et amèneront à des migrations de population comme par exemple au Bangladesh .

            3 - ".......... la vache folle qui devait entrainer un hausse sans précédent de la maladie de Creutzfeldt-Jakob........" Vous avez les chiffres de cette maladie qui se développe jusqu'à 20 ans chez l'humain pour juger ? Vous connaissez l'augmentation des maladies neurologiques ?
            Et je vous rappelle que l'arrêt de ce problème de "vaches folles" (qui était plutôt "des humains fous qui faisaient manger à des herbivores un dérivé de viande, parce que... c'était plus rentable (vive la monnaie :D) )) s'est fait avec le massacre de dizaines de milliers de vaches en Angleterre et ailleurs.

            4 - Pour les projections de la Covid, à ma connaissance il y a principalement le professeur Raoult qui avait dit "il n'y aura pas de deuxième vague". Non ? 🙂

          3. Pije - mer 11 Nov 20 à 10 h 52

            1 Une station météo, les cernes des arbres et le bulles de gaz dans la glace tout ça c'est pareil pour vous. Pour moi non comment peut t'on déduire d'une mesure en un point donné aux pôles de la valeur moyenne de la température ?
            Si cette évaluation est fiable alors pourquoi mettre en place les autres méthodes pour obtenir cette "moyenne". Comparons des choses comparables et ne faisons pas croire que l'on connait précisément la température qui régnait des millénaires en arrière.

            2 Les simulations climatiques ne sont nullement des statistiques. Pour information lors de ma formation scientifique dans le début des années 80, on nous enseignait que l'évolution du climat pouvait conduire soit à un réchauffement soit à un refroidissement suivant les spécialistes de l'époque. Jean Jouzel commence simplement à publier sur le sujet sur la fin des années 80. Dans les années 70 on était incapable faute de moyen informatique de faire de telles simulations

            3 Quelques centaines de personnes sont aujourd'hui répertoriées comme décédées de la maladie de KJ suite à l'épizootie de valle folle dont la majeure partie en UK. Les 20 années que vous évoquées sont atteintes et plus de signe alarmant à ce jour. Pour une fois réjouissons nous de cette erreur d'appréciation

            4 Pour la COVID il n'est pas trop tard pour relire ce qui a été écrit en matière de simulation. Il n'y a pas que le savant de Marseille qui se soit fourvoyé

          4. Abolition_de_la_monnaie - mer 11 Nov 20 à 12 h 33

            1 - si vous avez une base d'étude scientifique, je ne comprends pas pourquoi vous reniez les faits et les croisements de sources pour les données.

            2 - prévisions d'augmentation ou diminution des températures dans les années 80 ? Lorsqu'en France le climat va être très froid l'hiver parce qu'il n'y aura plus l'effet du Golfstream (glaces fondues du pôle nord), les citoyens ne vont pas comprendre ce "froid" alors qu'au niveau global la planète se réchauffe plus vite que ça ne l'a jamais été.
            Les changements très rapides dans le passé, étaient surtout liés aux éruptions de supers volcans, mais dans le sens "chaud-froid".

            3 - La France n'a à ma connaissance, pas communiqué sur ces chiffres. En général, c'est "noyé" dans les maladies neurodégénératives.

          5. Pije - mer 11 Nov 20 à 14 h 26

            1 c'est justement le fait d'avoir une formation scientifique incluant de la recherche qui m'a appris à toujours accepter de regarder les différentes opinions avant de fonder la mienne pour autant que j'en ai les compétences.
            ne pas accepter les avis divergents c'est le reniement de la science comme à l'poque de Galilée ou Copernic quand la religion refusait leur façon de penser et qu'elle diffusait au contraire ce que l'on considère aujourd'hui comme des fake news. Désormais le GIEC a remplacé la religion et vous êtes manifestement un fervent pratiquant.

            2 Donc finalement dans les années 70 il y avait ou pas des simulations / projections ? Votre art de passer à autre chose ne prend pas

            3 Sur le site santé publique France il est indiqué : "28 cas de vMCJ ont été diagnostiqués en France entre 1992 et 2019. Le dernier cas français connu de vMCJ est décédé en 2019 (Mise à jour du 02/11/2020)".

          6. Abolition_de_la_monnaie - mer 11 Nov 20 à 15 h 56

            1 - Le Giec fait consensus, sauf du côté des scientifiques financés par l'industrie et les lobbys pétroliers.
            Une religion ? 😀 Ben voyons. Croire que l'activité humaine n'a aucun impact sur l'environnement, ça tient de quoi sinon d'une croyance aveugle ?

            2 - Il y a toujours eu des projections. Passer à autre chose de quoi ??? Vous êtes coincé ? Ce "2" était à la base sur la montée des eaux. Vous réfutez le fait que les eaux des océans montent, ou pas ? Et cette montée est liée à quoi suivant la science que vous suivez ? N'est-elle pas dû à un réchauffement (réchauffement rapide parce que le niveau monte rapidement).

            3 - Apparemment les vMCJ sont plus complexes que vous ne le pensez, les autopsies ne sont pas systématique, et les spécialistes évoquent une deuxième vague. Bref. Ce n'est pas parce que des projections passées sont inexactes, qu'il faut faire des généralisations comme vous faites avec votre religion scientiste.
            Vive la science, la vraie, loin des magouilles ou des manques de budgets.

    2. Galapiat - mer 11 Nov 20 à 16 h 19

      Toute l'affaire se résume à relire la théorie des cycles de Milankovitch. seule étude scientifique fondée ceci se vérifie en approfondissant l'étude de la forêt gelée dans les eaux. Les prédicateurs du GIEC toujours sur le devant de la scène. Notre vulcanologue Aroun Tazzief avait prédis 4 mètres de neige à Grenoble, il n'y en aura bientôt plus à moins de 1000m.

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  5. Pije - jeu 12 Nov 20 à 7 h 30

    1 Croire que seule l'activité humaine est responsable du changement relève aussi d'une croyance aveugle !!!
    La preuve est le refus systématique d'échanger sur ce sujet en considérant que les autres sont des idiots

    2 Relisez svp je ne nie pas le changement ni ses conséquences. Je ne suis pas d'accord avec la seule explication qui est donnée.
    Pour votre numération par exemple le 1 c'est le pseudo d'Ines Perret puis les sources d'informations différentes qui se recoupent, le 2 on passe de la montée des eaux aux projections qui sont des statistiques.
    Oui je ne suis pas câblé comme vous et je me perds dans votre logique

    3 Admettez au moins que les chiffres existent, que cela est suivi et que rien ne montre pour le moment un début de 2éme vague de cette maladie.
    Le propre d'un scientifique c'est de faire progresser la connaissance en bousculant au passage ce qui était considéré comme vrai. Bien sur pour en arrivé là il faut aussi être capable d'admettre ces bouleversements qui viennent d'autrui.
    L'argent n'est pas le seul moteur de la science heureusement. C'est bien avant tout la motivation des personnes qui y œuvrent.

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    1. Abolition_de_la_monnaie - jeu 12 Nov 20 à 10 h 55

      Vous n'avez aucune vision d'ensemble dans le temps et dans l'espace : ça fait plus de 100 ans que l'humanité extrait du pétrole, du charbon et le passe du sol (chimie neutralisée) à l'atmosphère sous forme de gaz, et ça se compte en milliards de tonnes.
      Comment pouvez-vous penser que cela puisse être neutre de consommer tout ce carbone alors qu'il suffit d'une voiture avec moteur allumé dans un lieu clos pour rendre nocifs des centaines de mètres cubes d'air avec très peu de pétrole brulé ! (cet exemple non pas pour le CO2 mais pour la toxicité de l'activité humaine)
      Et si maintenant l'élévation des températures liée "non pas à votre voiture personnelle qui chauffe avec son moteur" mais à cause de gaz quasi invisibles, engendre le dégel du permafrost et le rejet de méthane 20 fois plus "à effet de serre" que le CO2, vous êtes capable de dire que "c'est la nature, ce n'est pas lié à l'activité humaine". (j'anticipe trop votre discours ?)

      Que faire avec votre obscurantisme ?
      Rien. C'est comme pour "Trump le climatosceptique" : ça ne sert à rien de démontrer quoi que ce soit à lui ou à ses fans, car leur fanatisme est de nature "religieuse".

      Quand j'écris "rien", en fait c'est faut. Il suffit d'aller au coeur des motivations pour nuire à cet aveuglement. Et votre motivation à être climatosceptique, ce n'est pas le "doute nécessaire à l'esprit scientifique", mais votre peur de perdre votre confort actuel de pouvoir vous déplacer vite comme bon vous semble. ça peut même être "une nuisance pour vos revenus monétaires" si vous êtes dans un métier lié à la voiture.
      Tout frein à ce "pouvoir" devient à vos yeux une atteinte à votre personne.
      (et je décris là un principe psychologique général, ce n'est pas une "attaque perso").

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      1. Pije - ven 13 Nov 20 à 8 h 11

        Décidemment vous êtes bien dans la caricature mais pas dans l'échange.
        Je le répète à l'envie :
        Je ne nie pas le changement du climat puisqu'il n'a jamais été stable.
        Je ne pense pas que l'activité humaine soit la seule cause du changement actuel

        Si vous ne savez pas lire, je n'y suis pour rien

        Pour le reste et notamment la confusion entre pollution et CO2 ou le tout à cause du pétrole, je ne vais pas réouvrir un débat puisque vous êtes encore et toujours dans l'invective.

        Juste une information me concernant j'ai habité dans la ville de Lyon et pendant près de 10 ans je n'avais pas de voiture, Aujourd'hui j'habite à la campagne mais dans une commune de la métropole et j'ai comme beaucoup été contraint d'y revenir faute de transports alternatifs.

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        1. Abolition_de_la_monnaie - ven 13 Nov 20 à 9 h 55

          Je serais curieux de connaître votre définition "d'échange".

          Quant à la phrase "Je ne nie pas le changement du climat ../..
          Je ne pense pas que l'activité humaine soit la seule cause du changement actuel"

          elle est "l'argument" des climatosceptiques qui une fois devant certains chiffres (que vous avez remis en cause au départ avec "les sources croisées" qui empêcheraient pour vous de tirer des conclusions - comme quoi, échange il y a bien, c'est juste que je ne "lâche pas l'affaire" et ça, ça vous est insupportable)
          disent que l'activité humaine est "ridicule" par rapport à une irruption solaire, etc.

          Mais posez-vous la question : qu'est-ce qui me gênerait à admettre que l'humanité est bien responsable des modifications rapides des équilibres climatiques, et au final du réchauffement ?
          😉

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          1. Pije - ven 13 Nov 20 à 13 h 43

            Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit s'il vous plait.

            L'échange c'est selon moi donner un avis, écouter celui de l'autre et le contredire au besoin et de même répondre aux questionnement de l'autre.
            Echanger, ce n'est pas dès lors que l'autre n'est pas d'accord avec ses propres positions, l'affubler de tel ou tel qualificatif afin de le discréditer selon son propre référentiel.
            Vous avez le droit d'avoir vos avis sans pour autant reprocher aux autres de ne pas les partager.
            Mettre les gens dans des cases de pensée c'est le début du reniement de la personnalité de chacun.

            Je ne pense pas que ceux que vous classifier de climato sceptiques partagent tous mes propos.

            Moi non plus je ne lâche pas l'affaire car j'attends toujours de la part des "climato-anti-sceptiques" (je ne sais pas comment les nommer faute d'être dans le cloisonnement) la réponse à mes questions d'origine sur la manière de définir les températures moyennes qui servent de références ensuite pour montrer par simulation les évolutions futures du climat.

            A mon tour "Poser vous la question qu'est-ce qui me gênerait à admettre que l'humanité n'est pas la seule responsable des modifications des équilibres climatiques, et au final du réchauffement ?"

            J'ai l'impression que le fait de se dire que si la ou les causes les plus impactantes ne sont pas d'origine humaine, alors on ne peut rien faire. Je ne partage cet avis. L'espèce humaine a montré depuis des millénaires qu'elle a su s'adapter au monde hostile qui nous entoure y compris en matière de climat. Il suffit de s'intéresser un peu à l'histoire de l'architecture et de l'urbanisme dans les pays plus chaud que le notre pour comprendre que nous avons devant nous les capacités de nous adapter à ce changement.

            Contrairement à ce que vous croyez savoir des avis des autres, sachez que je suis attentif à la problématique de l'épuisement des ressources naturelles et notamment pour certains minéraux qui manqueront à l'humanité plus rapidement que les ressources énergétiques (par exemple le phosphore et même le cuivre). En corolaire de cette attention, il me semble que la progression de la population est un des facteurs aggravants et probablement un des plus impactants.

            Bien à vous

          2. Abolition_de_la_monnaie - ven 13 Nov 20 à 14 h 19

            J'ai argumenté sur la "sortie" du carbone enfermé dans le sol et que l'activité humaine fait ressortir dans l'atmosphère et votre contre argument a été :
            le mépris - rien.

            vous avez demandé les sources pour voir l'évolution sur des millénaires, je vous ai indiqué celle des carottages de glaces,
            vous avez "contesté" parce que les dernières années sont surtout faite par d'autres moyens... vous ne voulez pas avoir l'interaction des sources et dites que ça invalide le caractère scientifique...
            votre approche est donc tout sauf scientifique.

            Je vous ai posé une question et vous répondez en... me renvoyant la question.
            Vous êtes à la maternelle ?

            Maintenant vous parlez "d'adaptation de l'humanité" par exemple avec l'espace urbain... Haha. Celui qui utilise du béton et construit des tours comme à Lyon avec les orientations de Collomb, LREM et LR etc ? 😀

            Vous semblez oublier que "la menace" liée aux changements rapides de températures liés aux destructions faites par l'Homme, ne se limite pas à l'urbain, mais détruit des espaces vitaux pour les humains (l'Allier est de plus en plus sec et contre ça, vous n'avez aucune réponse rentable), pousse à la migration des espèces comme certains moustiques qui portent des maladies (et contre cela, aucune "frontière" bien fermée ne peut exister).
            Sans parler de l'acidification des océans... bref, la liste est juste...infinie.

            En conclusion,
            1 - vous avez remis en cause le réchauffement climatique en disant que les sources et les projections ne sont pas fiables. Ok.

            2 - ensuite vous avez dit "oui, y'a un changement, mais ce n'est pas de la faute des humains". Comme si l'activité humaine n'avait pas d'impact sur notre environnement. Ok.

            3 - Maintenant vous partez sur "le nombre d'humains sur terre", qui est effectivement un paramètre important, mais surtout important pour l'avis suivant : "moi, j'ai le droit de prendre ma voiture. Tout seul, ça ne pose pas de problème. Mais si tous les chinois ont une voiture, si tous les africains ont une voiture, là, ça pose problème ! Donc c'est la faute à la surpopulation !"

            Haha. Et si les humains qui répandent des matières toxiques dans l'environnement, commençaient par ne plus le faire ? Jamais ?
            Que ce soit du CO2 (carbon, pétrole, gaz) ou de l'uranium ou des micro-plastiques pétroliers, etc ? Qu'est-ce qu'on a à perdre à ne plus répandre ces saloperies dans l'environnement ?

            (sinon des pertes monétistes)

          3. Pije - ven 13 Nov 20 à 19 h 54

            Votre art de la manipulation des idées sans suite logique pour un ignare comme moi rend au final vos propos incompréhensibles.

            Vous parlez régulièrement du manque d'éducation (pas dans nos échanges ici) mais à vous lire je considère que vous ne savez pas exposer simplement vos idées pour un béotien comme moi

            Désolé de ne pas être à votre niveau d'intelligence mais je me sens bien tel que je suis.

            Bien à vous

  6. Daniel lacroix - ven 13 Nov 20 à 11 h 34

    IL va surtout falloir se pencher sur la question d'internet. Actuellement, la pollution générée par internet est énorme et ne cesse de grimper, elle va bientôt dépasser la pollution générée par les avions ou les voitures.
    Tout les utilisateurs de youtube, twitter, facebook et compagnie on une grande part de responsabilité sur réchauffement climatique.
    Quand à l'argument de ceux qui avance que c'est la faute aux sites pornos, ils sortent ces arguments uniquement pour se dédouaner de leur propre pollution et ne pas assumer.
    Il faudrait brider l'internet pour chaque citoyen: 1h d'internet par jour est largement suffisant pour assurer l'essentiel, le reste n'est que loisirs.

    Modéré
    1. Abolition_de_la_monnaie - ven 13 Nov 20 à 13 h 12

      Si vous voulez luttez contre la pollution d'internet, supprimer les publicités, elles représentent des flux de données énormes, sans parler de tout le traçage pour la pub et les banques de données liées à ça et qui fait vivre twitter, facebook, youtube et le média où vous écrivez ces lignes 🙂

      Sans oublier les "nouvelles" consommations : streaming de film à la demande, jeux en ligne.
      Seulement, si vous voulez "interdire" ou "limiter" ces consommations à 1h, vous allez priver toute une industrie d'emplois... Comme pour "supprimer ou limiter la pub" : c'est destructeur du système monétiste qui veut que la rotation monétaire soit toujours plus importante chaque jour 🙂

      Alors ? Solution(s) ?

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