Crédits: Union européenne – contient des données Copernicus Sentinel 2019 modifiées

Time for the Planet à Lyon : pour Aulas, "il faut y aller, car il y a danger"

La conférence "Time for the Planet" s’est tenue ce mercredi 8 juillet sur la chaîne Youtube de l’Olympique lyonnais. Au cours de cet événement, Jean-Michel Aulas a dévoilé ses objectifs fixés pour améliorer les conditions environnementales.

La conférence du mouvement entrepreneurial  "Time for the Planet" s’est déroulée ce mercredi 8 juillet de 18 h 45 à 19 h 45 sur la chaîne YouTube de l’Olympique lyonnais. Une heure durant laquelle l’enjeu environnemental a été largement étudié et les innovations du projet ont été annoncées. L’objectif principal du mouvement est de "réduire les gaz à effet de serre au niveau mondial".

La cofondatrice du projet, Coline Debayle, est revenue aux sources de cette initiative : "Time For the Planet, c’est cette idée un peu folle qui nous trottait dans la tête depuis quelques années. Et qui a pris de l’ampleur au fur et à mesure qu’on prenait conscience de l’urgence climatique. En décembre 2019, on s’est retrouvé entre entrepreneurs dans  une pizzeria. À l’époque on avait tous des boîtes qui marchaient très bien. Mais on dormait de plus en plus mal et on se sentait terriblement impuissant. Ensemble, on a décidé de tout abandonner pour se consacrer à cet immense défi. Sept mois plus tard, Time for the Planet a vu le jour, c’est déjà 1850 actionnaires, 475 000 euros réunis et un mouvement qui ne cesse de s’amplifier".

Sur le point de vue économique et financier, Time for the Planet ambitionne de rassembler 1 milliard d’euros pour mettre à bien un projet de grande envergure. Coline Debayle accepte d’entendre que la tâche s’annonce ardue, mais compte bien y arriver.

La cofondatrice a par ailleurs fait le rapprochement avec l’un des grands monuments de Paris ayant été ravagé par un incendie il y a plus d’un an. "Rassembler un milliard d’euros, ce n’est pas une chose facile. Mais franchement, si on a pu trouver 1 milliard d’euros pour reconstruire Notre-Dame de Paris en quelques semaines, on s’est dit que ça devrait être jouable de trouver la même somme pour préserver la maison de sept milliards d’humains", a-t-elle confié.

"Ça oblige à réfléchir"

Soutien de cet événement, le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, a fait part de l'importance d'un tel combat, livrant son inquiétude quant aux conditions environnementales et de la régression du développement durable. "Quand on prend un peu de l’âge, on a des enfants et puis souvent des petits enfants. C’est vrai que la prise de conscience de l’homme, de l’entrepreneur et d’une approche citoyenne fait que les choses qui paraissaient extrêmement éloignées dans le temps deviennent d’une réalité tout à fait terrifiante. […] Quand mon fils Alexandre vient exprimer ses angoisses, mais aussi ses ambitions par rapport au futur, ça oblige à réfléchir", a-t-il avoué.

"On va pouvoir agir fort à l’échelle mondiale"

Également présente lors de cette conférence, la présidente l’association French Tech One, Émilie Legoff, a pris la parole concernant les envies de s’engager avec Time for the Planet pour les actionnaires. "Plus on voit les résultats concrets des actions qu’on engage, plus on a envie de s’engager. Ce qui est top pour Time c’est qu’on arrive à mesurer les gaz à effets de serre évités grâce aux utilisateurs des licences Open source de nos entreprises. Concrètement, on va pouvoir dire aux actionnaires depuis qu’il y a leurs actions, voilà le nombre de milliers de tonnes de CO2 que tu as pu éviter et ça donne vraiment envie de s’engager. On va pouvoir agir fort à l’échelle mondiale".

"Il faut tous y aller parce qu’il y a danger"

Au cours de son intervention, Jean-Michel Aulas a aussi livré ses objectifs en s’alliant à un tel projet. Celui qui s’est battu pour la reprise du championnat de France, en vain, est loin de prendre à la légère l’héritage du développement durable laissé aux générations futures. Les paroles sont fortes et le message est puissant. "Mon objectif en participant à Time est d’apporter tout ce que je peux sur le plan du message. Mais aussi sur le plan du pragmatisme, de l’efficacité et de la crédibilité pour dire il faut tous y aller parce qu’il y a danger. Pour nous (les plus âgés) ce n’est pas très grave parce qu’on a bien vécu et on a fait plein de choses passionnantes, mais surtout pour les petits enfants et les générations futures. Il y a une opportunité fantastique autour de ce concept parce qu’il s’agit d’une idée qui peut devenir réalité au travers de l’engagement de tous."

"Les enjeux ne sont plus uniquement monétaires et financiers"

Jean-Michel Aulas perçoit également des changements et des évolutions sur un aspect monétaires et financiers dans les années à venir. "Quand on a été entrepreneur, on l’est d’abord de manière locale, hexagonale puis européenne. Le projet permet en matière d’investissement de mesurer dans un espace mondial une efficacité différente de celle dont on a l’habitude. Je crois que dans le futur, les critères de mesures de l’investissement dans les fonds vont évoluer. Les enjeux ne sont plus uniquement monétaires et financiers."

2 commentaires
  1. Signaler un commentaire inapproprié
    Abolition_de_la_monnaie - 9 juillet 2020

    C'est en étant "pragmatique pour sauver l'environnement" que monsieur Aulas a construit un 2ème stade géant sur l'agglomération sur un champs agricole ?
    C'est du pragmatique aussi d'accueillir dans son stade des "démonstrations polluantes de camions et autre engins polluants dans des shows à l'américaine" ?
    😀

    Cher monde économique monétaire, vous aimez les chiffres ? Les maths sans discussion possible ? Alors regardez "la-formule.xyz" , sur ce site il y a l'équation qui démontre qu'un monde harmonieux et respectueux de l'environnement, est impossible en restant dans un monde monétaire.
    Heureusement, on peut faire une économie basée sur les ressources, postmonetaire. Et en plus, c'est mieux pour l'entreprenariat car on ne sera plus prisonniers des banques et du reste.

  2. Modéré
    Bernard G - 9 juillet 2020

    Pour autant que j'ai compris, J.M. Aulas "se la joue start-up" en essayant de lever des fonds pour un objectif imprécis, avec un plan d'action qui l'est tout autant ? Le but n'est pas vraiment de parvenir à produire un résultat, mais de récolter du pognon.

    Les 475000 euros déjà collectés ne suffisent pas pour organiser une tournée mondiale (par avion) pour défendre la "cause". Un effort supplémentaire s'impose.

Laisser un commentaire

Faire défiler vers le haut