Le spectacle s’appuie sur une histoire d’amour qui se déroule en 177 après Jésus-Christ

Spectacle son et lumière à Lyon : la cathédrale Saint-Jean fait le show

Du 22 octobre au 11 novembre, Damien Fontaine offre aux Lyonnais un ambitieux spectacle son et lumière qui investit la cathédrale Saint-Jean évoquant l’histoire de Lyon et son ancrage dans la tradition chrétienne.

Tandis que la cathédrale Saint-Jean poursuit sa restauration depuis plus de dix ans, elle sera le lieu d’un spectacle gigantesque célébrant à la fois sa beauté et son histoire mais aussi la ville de Lyon, ville lumière, ancrée dans la tradition chrétienne.

Soutenu par le diocèse et la fondation Saint-Irénée ,et produit par l'association Lyon Cathédrale, ce premier opus intitulé “Le Temps des Bâtisseurs” est créé par Damien Fontaine, artiste pluridisciplinaire récompensé à plusieurs reprises pour ses réalisations dans le cadre de la Fête des lumières.


'Un scénario dont le fil conducteur est une histoire d’amour"


Une première en France

Le spectacle est un son et lumière immersif, comprenant des effets spéciaux, des projections en 3D et 300 figurants, qui évoquera de façon romanesque les premiers temps de Lyon, ville bâtie sur le sang et l’amour entremêlés.

S’il démarre au XIVe siècle, alors que la cathédrale est en construction, il s’appuie avant tout sur un scénario dont le fil conducteur est une histoire d’amour (celle de la jeune Agathe pour Lucius, fils du légat de l’empereur romain) qui se déroule en 177 après Jésus-Christ, une période où “les martyrs de Lyon”, représentant un groupe de chrétiens, ont été persécutés par les Romains.

Un projet hors norme jamais réalisé en France sous cette forme. “Mon objectif, nous dit Damien Fontaine, n’est pas de donner un cours d’histoire ou de catéchisme ni même de raconter toute l’histoire de la construction de la cathédrale. Bien sûr, le spectacle est lié à ce contexte mais, pour moi, le pari était avant tout artistique. J’avais l’habitude, avec la Fête des lumières, de travailler sur des projets ayant des contraintes de formats courts et en façade. Ici, on est en intérieur, c’est beaucoup plus complexe du fait de l’architecture, des volumes de la cathédrale, de l’intégration du public et de la présence des figurants. Mais c’est surtout la première fois qu’en France un tel spectacle d’une durée d’une heure vingt se déroule à l’intérieur d’un édifice religieux.”


"Rendre hommage à celles et ceux qui ont œuvré à la construction de l’édifice"


Un spectacle total au service de l’humain

À la fois auteur du scénario, de la conception scénographique et de la musique, Damien Fontaine réalise un spectacle total qu’il a conçu avec un regard de cinéaste et dont il réfute l’idée qu’il soit un spectacle de la Fête des lumières en intérieur.

“Pour construire l’histoire, j’ai d’abord tout écrit, puis j’ai travaillé à partir d’un storyboard et tous les personnages que j’ai inventés ont été validés par des historiens. J’ai été émerveillé par le potentiel de la cathédrale. Ce qui m’a séduit d’emblée, c’est qu’elle est complètement épurée, elle est belle dans sa nudité et je n’ai pas voulu justement rajouter trop de fioritures à droite à gauche. Elle n’est pas symétrique et c’est ce qui fait sa majesté. Ce qui m’avait frappé en prenant des photos lors d’un repérage, ce sont les jeux de lumières à travers les vitraux qui se répercutaient sur cette pierre blanche. On voyait des effets kaléidoscopiques incroyables. Cela m’a inspiré pour conjuguer l’histoire que j’avais en tête et ce que j’ai pu observer par des phénomènes naturels. J’ai voulu qu’il y ait 300 figurants et non pas des personnages virtuels parce que je souhaitais qu’il y ait de l’humanité, tout comme il y aura la maîtrise de la cathédrale et un orchestre. Cette présence humaine est aussi une manière de rendre hommage à celles et ceux qui ont œuvré à la construction de l’édifice et qu’on ne voit plus aujourd’hui. Des traces laissées par des ouvriers ici et là dans la restauration, portée par des générations d’hommes et femmes qui se sont tués à la tâche. Tout comme il est important de penser que ces premiers chrétiens martyrs dont on parle sont ni plus ni moins comme les juifs résistants pendant la Seconde Guerre mondiale, et on sait que Lyon était la capitale de la Résistance. D’une certaine manière, elle l’est depuis bien longtemps avec ces gens persécutés il y a plus de 2000 ans. Par-dessus tout, mon souhait est de montrer que l’image et toutes les technologies immersives nouvelles, dont on dispose aujourd’hui, peuvent être au service de l’humain et inversement !”


Le Temps des Bâtisseurs – Lyon, née de la Lumière – Damien Fontaine, Cathédrale Saint-Jean – Du 22 octobre au 11 novembre

www.lyonneedelalumiere.com


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