JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

Sécurité : quand Gérard Collomb pressentait le "face à face"

Le "face à face" que prédisait l'ancien maire de Lyon et ministre de l'Intérieur sonne avec force aujourd'hui.

Lors de sa passation de pouvoir en novembre 2018 au ministère de l'Intérieur, l'ex-futur maire de Lyon Gérard Collomb, avait eu cette phrase qui avait fait couler beaucoup d'encre :"aujourd'hui, on vit côte à côte et je le dis, moi je crains que demain on ne vive face-à-face".

Cet "affrontement", que suggérait l'ancien maire de Lyon, résonne avec particulièrement d'écho aujourd'hui.

Il est en tous cas aux antipodes de ce qu'ambitionne le président de la République pour 2025, à savoir une "France unie et apaisée" (interview donnée dans L'Opinion).

Selon un sondage Harris Interactive/LCI (publié le même jour que l'entretien d'Emmanuel Macron),  73 % des Français jugent que la société française "est en train de se déliter" et que 45 % considèrent que"la France connaitre prochainement une guerre civile" (dans une proportion de 50 % chez les sympathisants LR,  61 % chez LFI et 78 % au RN).

Société fragmentée

Alors que les rodéos en motos se multiplient dans le centre-ville de Lyon ces dernières semaines, ce sondage et les propos de 2018 de Gérard Collomb n'ont jamais sonné avec autant d'énergie.

Il y a plus d'un an , en janvier 2020, Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l’Ifop, écrivait déjà dans les colonnes de Lyon Capitale que "notre société est de plus en plus fragmentée. Avec la montée en puissance de l’individualisme, chacun se bricole sa propre identité, son propre système de valeurs.".

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