Rythmes scolaires : la police intervient dans une école

La police est intervenue la semaine dernière dans une école de Villeurbanne. En cause, l’énervement de certains parents qui ont mis du temps pour récupérer leur enfant à la fin de l’accueil périscolaire. L’UMP locale dénonce un défaut de préparation et d’encadrement. L’adjoint à l’éducation, Damien Berthilier, lui répond.

police ()

À Villeurbanne comme à Lyon, la réforme des rythmes scolaires continue de faire débat, plusieurs semaines après sa mise en place. Dans un communiqué, le chef de file de l'UMP locale, Jean-Wilfried Martin, rapporte des incidents survenus la semaine dernière au groupe scolaire Berthelot, qui ont nécessité l'intervention de la police. "Il y a effectivement un incident isolé dans un groupe scolaire, au moment de récupérer les enfants le soir", reconnaît Damien Berthilier, adjoint à l'éducation de Villeurbanne.

"Nous étions en période de rodage. Nous faisions rentrer les parents quatre par quatre qui récupéraient leur enfant et signaient un registre. Certains ont attendu 30 minutes et quelques-uns d'entre eux ont perdu patience. Ils ont tapé sur les portes et pris à partie les personnels de l'école qui ont eux-mêmes appelé la police municipale", explique l'élu, qui précise qu'une nouvelle organisation a permis d'améliorer la situation depuis.

Encadrement

Au-delà de cet incident, le responsable de l'UMP dénonce "l'impréparation" de la municipalité dans la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. "Les parents ont découvert des enfants seuls, livrés à eux-mêmes dans la cour de récréation", raconte Jean-Wilfried Martin, qui pointe le "défaut d'encadrement". Une accusation que balaye Damien Berthilier, qui soutient que les taux d'encadrement sont conformes à la législation : 1 animateur pour 10 enfants en maternelle ou 1 animateur pour 14 enfants, pour les temps longs (cf. encadré). L'élu précise également que les effectifs d'animateurs sont constitués de 50 % de titulaires du Bafa, 30 % de personnes en formation pour le Bafa et 20 % de personnels non diplômés.

Gratuit et payant

Arts plastiques dans une école ©Tim Douet

©Tim Douet

Les activités posent également problème, selon le conseiller municipal d'opposition, qui affirme qu'il n'y a, à ce jour, pas d'activité "réelle". L'élu réclame même que l'accueil payant soit "gratuit tant que de vrais ateliers ne sont pas mis en place".

Inexact, selon Damien Berthilier, qui souligne que, pour ce qui est de l'accueil payant, "tout fonctionne très bien", citant une longue liste d'activités sportives, scientifiques, culturelles, environnementales et citoyennes. Concernant l'accueil "temps court" (cf. encadré), "les problèmes se règlent". "On se rode, mais on trouve des solutions", soutient l'adjoint au maire, pour qui les commentaires de l'élu d'opposition ont du mal à passer. "Nous n'avons aucune leçon à recevoir de la part de M. Martin qui, dans son programme pour les municipales, ne proposait rien d'autre que de ne rien faire, uniquement par idéologie", s'étrangle-t-il.

Les enfants de l'école Paul Painlevé pendant les activités ()

© Tim Douet

Rythmes scolaires : l’organisation villeurbannaise

Villeurbanne applique la réforme des rythmes scolaires depuis septembre 2014, sur le modèle Peillon, c'est-à-dire sans assouplissement. Concrètement, le mercredi matin est travaillé, les autres jours, la durée de travail est raccourcie de 45 minutes et la journée d'école finit donc à 15h45. Deux formules sont alors possibles : un accueil "temps court" et un accueil "temps long".

L’accueil temps court : Gratuit, il permet d'accueillir les enfants jusqu'à 16h30. 60 % des élèves y sont inscrits. "Il s'agit d'activités courtes, qui relèvent plutôt de la détente", précise Damien Berthilier.

L’accueil temps long : Payant, il permet d'accueillir les enfants jusqu'à 18h. Les activités sont plus longues, puisqu'elles débutent dès 15h45 et peuvent se faire en dehors de l'école. Le montant facturé aux parents est calculé sur la base du quotient familial. Le prix peut ainsi varier de 5 à 60 euros par mois et par enfant.

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Il n'aura échappé à personne que les jours sont plus courts et les nuits plus longues. Néanmoins, dans l'obscurité, certains cyclistes n'ont pas toujours les équipements obligatoires alors que les policiers multiplient les contrôles.
1 commentaire
  1. Sophie_Lyon - 19 septembre 2014

    L'opportunisme politique, d'ou qu'il vienne, est détestable. Ne rien faire est plus simple, en effet.

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