Le sanglier aux airelles du Bistro B © Antoine Merlet
Le sanglier aux airelles du Bistro B © Antoine Merlet

Pourquoi le premier jour de l'année tombe le 1er janvier

Histoire - Durant des siècles, le début de l'année était très loin d'être le premier janvier. Certaines villes voisines avaient parfois des dates différentes, le 25 décembre pour Lyon, le 25 mars pour Vienne. Un édit mit fin à cette pratique.

Le premier jour de l'année a toujours été une question primordiale dans le royaume de France. À la Renaissance, le jour sélectionné dépendait des paroisses. Les autorités choisissaient une date chrétienne entre le 25 décembre, le 25 mars ou bien encore Pâques. Ainsi, le début d'année commençait le 25 décembre, jour de Noël, à Lyon. Non loin de là, à Vienne, l'année débutée le 25 mars, jour de l'Annonciation. Lyon pouvait donc se vanter d'être l'une des villes de France où la nouvelle année commençait en premier, mais les dates pouvaient vite devenir un casse-tête lors d'échanges avec les villes voisines (avec des dates parfois décalées d'un an entre le 25 décembre et Pâques) Un document officiel va mettre fin à cette pratique.

L'édit de Roussillon

Le 9 août 1564, l'édit de Roussillon, signé par le jeune Charles IX dans la ville du même nom en Isère, impose le début de l'année au 1er janvier dans tout le royaume de France. Il confirme ainsi l'édit de Saint-Germain de 1563. La date n'est pas choisie au hasard, il s'agit de celle du calendrier julien, utilisé par les Romains et basé sur le cycle du soleil. 

Après plusieurs mois de confusion et de transition, la réforme est adoptée vers 1567. En 1582, le pape Grégoire XIII prend à son tour une décision identique. Le premier jour de l'année est alors le 1er janvier dans tous les pays catholiques.  

L'édit de Roussillon aurait bien pu être celui de Lyon si l'histoire n'en avait pas décidé autrement. Charles IX et sa mère, Catherine de Médicis, ont quitté la ville à cause d'une épidémie de peste. Ils sont accueillis au château de Roussillon où l'édit sera signé. 

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Stéphane Bern
D’abord journaliste à Jours de France, magazine spécialisé dans l’actualité des familles royales européennes, puis sur Europe 1 où il a narré pendant plusieurs années les destinées des grands de ce monde, Stéphane Bern s’est véritablement fait connaître du grand public le 31 août 1997, sur le plateau du journal télévisé de TF1, pour évoquer la mort de la “superstar” Lady Di. Dès lors, le chroniqueur royal lyonno-luxembourgeois est propulsé sur le devant de la scène. Depuis trois ans, il est au chevet du patrimoine français en péril, après avoi été nommé “Monsieur Patrimoine” par le président de la République. Rencontre avec un “raconteur d’histoires”, “profondément attaché à Lyon”, qui publie son 42e livre Les Records de l’histoire (Albin Michel) et un cahier de vacances spécial Secrets d’Histoire.
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