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Pornographie : comment protéger nos enfants ?

62 % des 18-30 ans auraient regardé une vidéo pornographique avant l’âge de 15 ans (1). Là où autrefois les ados s’échangeaient des films X sous le manteau ou enregistraient en cachette le porno de la semaine sur la télé familiale, ils ont aujourd’hui accès aux images pornographiques avec une facilité déconcertante. Pourquoi fréquentent-ils ces sites ? Avec quelles conséquences ? Que faire pour les protéger ?

Anonymat, gratuité, rapidité, liberté d’accès… Tout est prévu pour que les contenus pornographiques soient à portée de clic de n’importe qui, n’importe quand et sur n’importe quel support : ordinateur, tablette, téléphone ou encore télévision. Il n’existe en effet aucune barrière pour accéder à ces sites qui, en n’imposant pas de limite d’âge, piétinent allégrement les lois. “Les sites pornographiques non payants du type Youporn ou encore Pornhub sont légaux. C’est l’accès pour les mineurs qui est illégal, explique le président de l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique (Open2), Thomas Rohmer. Cependant, même s’il existe des lois pour protéger les jeunes, rien ne les empêche de se rendre sur ces sites, dont le but est de cibler le plus grand nombre afin de générer un maximum de revenus publicitaires…” Une sorte de libre-service qui a largement contribué à l’explosion et à la banalisation de ce phénomène, qui touche les garçons mais aussi de plus en plus de filles et de jeunes enfants. Ainsi, d’après une enquête d’Opinionway pour 20 Minutes1, 11 % des moins de 11 ans ont déjà regardé une vidéo à caractère pornographique. “En ce moment, il y a un phénomène de mode à l’école primaire : collectionner sur son téléphone des photos d’acteurs de films porno, pour faire grand…”, déplore Thomas Rohmer. Lucie, 15 ans, confirme que le porno circule dès le primaire : “Je me souviens d’avoir entendu des élèves en parler dès le CM1, et ça débouchait toujours sur des comportements et des propos très obscènes, même chez les filles, qui mimaient certains gestes…”

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