Pollution à Lyon : le niveau information aux particules fines déclenché

Aucune mesure contraignante n'est prévue à ce stade, alors qu'un épisode de pollution aux particules fines est en cours dans le bassin lyonnais et le nord-Isère.

Alors qu'un épisode de pollution de l’air aux particules fines de type PM10 est en cours dans le bassin lyonnais/Nord-Isère, le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfet du Rhône, a décidé d’activer le niveau information-recommandation. Pour le moment, cette décision n'entraîne aucune mesure contraignante à ce stade. 

Pour les populations vulnérables, il est recommandé de limiter les déplacements sur les grands axes routiers et leurs abords aux périodes de pointe et de limiter les activités intenses (physiques et sportives, dont les compétitions), autant en plein air qu’à l’intérieur. En ce qui concerne les populations sensibles, il est recommandé de limiter les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions) en plein air ; celles à l’intérieur peuvent être maintenues. 

En ce qui concerne le reste de la population, il n’est pas nécessaire de modifier les activités habituelles, les déplacements habituels, ni les pratiques habituelles d’aération et de ventilation, la situation lors d’un épisode de pollution ne justifiant pas de mesures de confinement. Dans tous les cas, en cas de symptômes ou d’inquiétude, prenez conseil auprès de votre pharmacien. 

Comme nous l’écrivions ce mercredi, selon un rapport publié ce mercredi 21 octobre (disponible ici) par le cabinet CE Delft pour l'Alliance européenne pour la santé publique (EPHA), le coût social de la pollution serait de 585,3 millions d'euros par an à Lyon. Le 3e plus gros total de France derrière Paris (3,5 milliards d'euros) et Marseille (774 millions). Rapporté au nombre d'habitant, le coût annuel de la pollution est de 1134 euros à Lyon, contre 1602 euros à Paris.

Les recommandations comportementales

Plusieurs mesures peuvent être prises simplement et concourir au rétablissement d’un air de qualité :

  • Éviter d’utiliser les foyers ouverts d’appoint, les appareils de chauffage au bois d’appoint de type inserts, poêles, chaudières installés avant 2000 et les groupes électrogènes ;
  • Maîtriser la température de son logement ;
  • Pour les travaux d’entretien ou de nettoyage, éviter d’utiliser des outils non électriques (tondeuses, taille-haies...) ainsi que des solvants organiques (white-spirit, peinture, vernis décoratifs, produits de retouche automobile, etc.) ;
  • Utiliser les modes de transport permettant de limiter le plus possible les émissions de polluants : vélo, transports en commun, co-voiturage... Pour les entreprises, adapter les horaires de travail, faciliter le télétravail ;
  • S’abstenir de circuler avec un véhicule de norme inférieure ou égale à EURO 3 et/ou dont la date d’immatriculation est antérieure au 1er janvier 2006 (hormis les véhicules d’intérêt général visés à l’article R 311-1 du code de la route) ;
  • Éviter la conduite agressive ; entretenir régulièrement son véhicule. RAPPEL : il est interdit de brûler des déchets verts.

En ce qui concerne les collectivités territoriales et les autorités organisatrices des transports :

  • Pour les travaux d’entretien ou de nettoyage, éviter d’utiliser des outils non électriques (tondeuses, taille-haies...) ainsi que des solvants organiques (white-spirit, peinture, vernis décoratifs, produits de retouche automobile, etc.) ;
  • Promouvoir l'humidification, l'arrosage ou toute autre technique rendant les poussières moins volatiles, notamment aux abords des voiries et lors des chantiers ; réduire l'activité des chantiers générateurs de poussières ;
  • Développer les pratiques de mobilité les moins polluantes : co-voiturage, transports en commun ; adapter les horaires de travail, faciliter le télétravail ; faciliter l'utilisation des parkings relais et transports en communs associés ;
  • Faire en sorte d'éviter la circulation des classes de véhicules les plus polluants (norme inférieure ou égale à EURO 3 et/ou dont la date d'immatriculation est antérieure au 1er janvier 2006 (hormis les véhicules d'intérêt général visés à l'article R 311-1 du code de la route) ;
  • Sensibiliser la population aux effets négatifs sur la consommation et les émissions de polluants d'une conduite agressive des véhicules ainsi qu'à l'intérêt d'une maintenance régulière du véhicule ;

En ce qui concerne les agriculteurs :

  • Reporter l'écobuage ou pratiquer le broyage ;
  • Suspendre les opérations de brûlage à l'air libre de sous-produits agricoles.

En ce qui concerne les industriels :

  • Mettre en œuvre des dispositions de nature à réduire les rejets atmosphériques, voire réduire l'activité ;
  • Reporter certaines opérations émettrices de particules et oxydes d'azote à la fin de l'épisode de pollution ;
  • Reporter le démarrage d'unités à la fin de l'épisode de pollution ;
  • Mettre en fonctionnement, lorsqu'ils existent, des systèmes de dépollution renforcés durant

    l'épisode de pollution ;

  • Réduire l'activité des chantiers générateurs de poussières et mettre en place des mesures compensatoires (arrosage) ;
  • Réduire l'utilisation des groupes électrogènes.
6 commentaires
  1. retouraumoyenage - jeu 22 Oct 20 à 13 h 06

    Stupéfiant dans toutes les mesures pour diminuer la pollution aucune ne concerne les deux roues à moteur deux temps qui sont hyperpolleur et qui devraient être interdit de circulation à chaque alerte de pollution comme le confirme de nombreuse études (un scooter pollue autant que 124 voitures diesel!)
    Oui mais l'écolodébile ne touchera jamais au moyen de transport du prolo même si c'est celui avec le chauffage urbain qui est le plus pollueur sur les villes
    Il est bon de rappeler que les voitures diesel ne représentent que moins de 8% de la pollution urbaine
    60% pour le chauffage urbain car sur les cheminées il n'y a pas de pot catalytique!
    20 % pour les deux roues
    les 20% restant se partagent entre les poids-lourds faisant les livraisons, les engins de chantier, et les voitures

    1. bill bob - jeu 22 Oct 20 à 13 h 22

      quelles sont vos sources pour ces pourcentages très étonnants ?

  2. Pije - jeu 22 Oct 20 à 13 h 56

    Avec l'épisode pluvieux depuis la fin de matinée sur Lyon (je ne sais pas pour le reste), la problématique PM10 va vite être résorbée.

    Je constate à mon niveau (mes capteurs corporels) que les jours de grands vents comme en ce début de semaine sont propices à la mise en suspension de poussières de toutes natures qui sont certainement pour certaines des PM10.
    Dans certaines situations météorologiques de ce type, on a des dépôts de "sable" du Sahara.

    Mais comme toujours dès qu'un chiffre dépasse la norme, c'est de suite la faute à l'activité humaine sans analyse de ces fameuses PM10.

  3. Pije - jeu 22 Oct 20 à 17 h 15

    Finalement une petite vérification sur le site ATMO Auvergne-Rhône-Alpes confirme ce que j'évoquais ci dessus à savoir un afflux de poussières désertiques :
    https://www.atmo-auvergnerhonealpes.fr/actualite/pollution-due-aux-poussieres-desertiques-en-ce-mois-doctobre-2020

  4. bill bob - jeu 22 Oct 20 à 17 h 57

    comme je le disais sur un autre article , c'est compliqué la pollution aux particules, en particulier les PM10 qui peuvent venir de centaines de km à la ronde.
    Pour les NO2, par contre, c'est plus simple.
    Dans Lyon, NO2=diesel

    1. Pije - jeu 22 Oct 20 à 18 h 20

      Toutes les pollutions sont compliquées si on n'a pas d'œillère et que l'on accepte de regarder d'un peu plus près au lieu de répéter ce que certains rabâchent sans cesse.
      Dans le cas d'espèce (flux de poussières désertiques) peut on à proprement parler de pollution ?
      Pour mémoire au printemps on a des épisodes de fortes concentrations en poussières liés au pollen. La aussi faut il parler de pollution ?

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