Pixel veut manger Paris et Marseille

Il a pour objectif de créer une filière de l'image favorisant la convergence du cinéma, de l'audiovisuel et du jeu vidéo en Rhône-Alpes et en France. Deux nouveaux studios s'ajoutent au Studio 24 pour concurrencer les studios parisiens. Seront-t-il à la hauteur du défi à relever ?

Les trois studios du pôle Pixel, ce sont 2000m2, dédiés à la réalisation de films, de séries. Depuis 2002, année du lancement de Studio 24, Rhône-Alpes Cinéma avec le soutien de Raymond Terrachet, adjoint villeurbannais délégué à la culture, a voulu agrandir l'espace de tournage. Lumière 1 et Lumière 2, les deux nouveaux studios, devront accueillir un maximum d'équipes de tournage pour être rentables et espérer concurrencer les studios parisiens. En réponse, Grégory Faes, responsable de la coproduction à Rhône-Alpes Cinéma assure qu'il y aura déjà 45 % d'occupation dès la fin du premier trimestre. Malgré cela, il reste prudent et ne dévoile rien sur les tournages à venir. 'Des petites entreprises doivent encore se manifester' se justifie-t-il.

La série Kaamelott du réalisateur lyonnais Alexandre Astier, diffusée sur M6, continuera à être réalisée au Studio 24 mais c'est, pour l'instant, la seule série connue du grand public qui a tenté l'aventure à Lyon. Pour les films, Rhône-Alpes Cinéma veut multiplier les tournages en intérieur. Environ 200 films ont été coproduits par l'institution lyonnaise depuis sa création en 1991 ( Dialogue avec mon jardinier, le Crime est notre affaire), mais les temps de tournage en intérieur étaient plutôt réduits.

Lyon veut rivaliser avec les grands

Pourtant, Icade, le gestionnaire du projet, qui a déjà permis l'émergence des studios de la Plaine Saint-Denis (80 % des tournages français), des studios de la Belle de Mai à Marseille, où sont tournés les épisodes de 'Plus Belle La Vie', a l'ambition de gagner une renommée internationale avec le pôle pixel et ses studios. Son PDG, Serge Grzybowski, a rêvé d'une 'cinecittà' à la française.'On ne pouvait pas délaisser la capitale des Gaules. Avec Rhône-Alpes Studios, l'objectif que nous visons, c'est de devenir les rivaux de la Plaine Saint-Denis et de la Belle de Mai', affirme-t-il.

Un pôle multi-facettes

Mais le pôle Pixel, c'est aussi 13 000 m2 de bureaux et de locaux dédiés à la formation, à la recherche, à la production d'images, qu'elles soient cinématographiques, télévisuelles, numériques. Le but étant de développer la création audiovisuelle et de devenir compétitifs sur le plan international. La renommée du pôle dans son ensemble pourra sans doute renforcer la visibilité des studios. Par ailleurs, le spectacle vivant aura toute sa place sur le site.

Déjà la semaine dernière, l' opéra 'la colonie pénitentiaire' a été joué dans le studio Lumière 1, alors que la peinture était encore fraîche. Une autre manière de donner du sens à ces lieux.
Marine Badoux

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