L’adjointe aux sports de la Ville de Lyon, Julie Nublat-Faure, Daniel Colonel, de la direction des Sports et Olivier Tierny, gérant de Weeloc, prestataire, présentent la piscine temporaire du Parc de la Tête d’Or.

Piscine éphémère au parc de la Tête d'Or : la mairie de Lyon réitère l'expérience

Ouverte du 18 juin au 31 août, la piscine du parc de la Tête d'Or est fabriquée de toutes pièces au beau milieu du vélodrome. Elle pourra accueillir 45 000 personnes sur tout l'été.

L'an dernier, le dispositif avait coûté 300 000 euros à la collectivité. Cette année, la piscine éphémère du parc de la Tête d'Or coûtera à 500 000 euros. L'élue aux Sports à la Ville de Lyon, Julie Nublat-Faure explique la différence par des besoins d'employés accrus du fait de créneaux plus étendus et des modifications dans la structure comparé à l'année précédente. "On nous a dit que le gazon synthétique brûlait les pieds, alors on l'a complété par des chemins en bois pour se rendre aux bassins et des brumisateurs seront installés pour rafraîchir l'atmosphère", explique Daniel Colonel, de la direction des Sports de la Ville de Lyon.

Les matinées seront réservées aux centres sociaux, et les autres baigneurs y auront accès de 12h30 à 19h30, sur réservation de créneaux. L'année précédente, trois créneaux de deux heures étaient proposés.

Un chantier express pour une grande infrastructure

Sous le lourd soleil de ce vendredi 11 juin, les salariés de Welooc s'activent. Le prestataire a été choisi pour assurer le montage et l'entretien de la piscine. Pompes, tuyaux, gazon synthétique, bardage en bois... les ouvriers jonglent entre les différentes composantes de la structure de la piscine. Déjà bien entamés, on devine aisément les bassins et ce que le projet donnera une fois fini. "Le montage dure six jours et mobilise 16 salariés", détaille Olivier Tierny, gérant de Weeloc. Une première mise en route des pompes est prévue le 11 juin au soir pour s'assurer du bon fonctionnement des pompes et filtres à sable.

Plus qu'une piscine éphémère, ce sont en réalité deux bassins qui vont sortir de terre : un grand de 30 mètres sur 15 mètres avec 1 mètre de profondeur, et un deuxième plus petit de 10 mètres sur quinze, avec 60 centimètres de profondeur. Les bassins, peu profonds, se veulent un espace familial, plus réservé à la détente qu'à la nage. Une aire de jeux d'eau, accessible aux personnes à mobilité réduite sera aussi créée et un espace de détente sur une plage de 2000 m².

Les bassins temporaires de la piscine du Parc de la Tête d'Or à Lyon, en cours d'installation.

Un dispositif plus durable

L'accent a été mis cette année sur l'aspect plus durable de la structure. Les pelouses synthétiques sont celles de l'année dernière, stockées puis réutilisées. "Le bardage et le bois sont éco-durables", soutient Olivier Tierny, qui explique que le mobilier et l'habillage sont fait en palettes recyclées, comme pour l'édition 2020. Olivier Tierny explique que son entreprise a obtenu la norme ISO 20121, qui lui impose de recycler ou de remettre sur le marché le mobilier utilisé.

Nouveau dispositif cette année, les bassins seront équipés de pompe à chaleur et de bâches à bulle pour maintenir l'eau à une température de 26 degrés en dépensant moins d'énergie.

Hygiène et mesures sanitaires

Et niveau respect des mesures sanitaires, les consignes sont claires. "L'Agence régionale de santé (ARS) nous impose de traiter l'entièreté des surfaces quatre fois par jour, avec des bactéricides", développe le gérant de Weeloc, qui explique avoir choisi des produits "verts et durables". Si l'année dernière il avait du rajouter du chlore dans les piscines, ce n'est plus une obligation de l'ARS cette année. Une jauge à 70 % de la fréquentation de l'effectif possible permettra de compléter la désinfection pour limiter les risques de contamination au coronavirus. Le port du masque entre les bassins est conseillé.

Concernant la qualité de l'eau, l'ARS impose également des normes pour les piscines temporaires. "L'ARS nous demande de filtrer l'eau toutes les 1h30, contre 4h pour les piscines municipales par exemple", poursuit Olivier Tierny. Une poignée de ses salariés resteront sur place pour assurer le suivi de la désinfection et de la qualité de l'eau. Une organisation impressionnante pour faire sortir de terre de quoi rafraîchir les Lyonnais cet été.

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