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© Tim Douet

Pas de repas chaud pour les élèves policiers de Chassieu

Les élèves de l'école de police de Chassieu n'auront plus de repas chauds à partir de cette semaine. Une situation inacceptable pour les syndicalistes. 

À Chassieu, le syndicat de police s'indigne des conditions de vie des futurs gardiens de la paix. "Les élèves en formation sont obligés de dormir à trois dans des chambres de 9 à 12m2, les fenêtres laissent passer toute l'humidité et les murs sont délabrés" explique Hervé D'Eyssautier, délégué départemental Alternative Police-CFDT 69. Toujours d'après lui, depuis deux semaines, les stands de tir sont hors service et les élèves doivent aller s'entraîner à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or. Mais l'histoire la plus récente date de jeudi, et c'est "la goutte d'eau qui fait déborder le vase", se désespère le syndicaliste. Pour cause d'un manque de personnel, il a été annoncé jeudi qu'il n'y aurait plus ... de repas chauds servis aux élèves. À la suite de cette décision, le syndicat a essayé de trouver une solution : "Nous avons fait appel à des foodtrucks et demandé une autorisation de stationner sur le parking municipal devant l'école une fois par jour pendant deux heures". Autorisation qui a été refusée par la mairie puisque le syndicaliste qui confie "l'adjoint au maire a appelé pour nous informer du refus de notre requête. Les élèves devront soit manger froid soit faire plusieurs bornes à pied pour trouver quelque chose de chaud".

Une politique “anti-foodtrucks à Chassieu”

Contacté par la rédaction, le centre de formation de police n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. De son côté, la mairie de Chassieu explique son choix par "une politique anti-foodtrucks dans la commune. De plus, ni le commandant du commissariat de Bron-Chassieu, ni le commandant du CRS 45, ni la directrice du centre de formation ne nous ont sollicités sur le dossier. Nous ne pouvions pas accepter sans demande officielle de nos interlocuteurs principaux". Hier soir, le syndicat de police a tout de même réussi à installer un foodtruck sur un emplacement privé, les élèves s'y sont rendus "par dizaine" selon Hervé D'Eyssautier.

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