Nucléaire : SDN demande la fermeture immédiate de Fessenheim et Bugey

Suite à un accord entre EDF et l’État annoncé mercredi, le processus de fermeture de la plus vieille centrale nucléaire de France, celle de Fessenheim, est un peu plus engagé. Vendredi, le débat s’est déporté dans le Bugey, avec la découverte par le réseau “Sortir du nucléaire” d’une banderole “Non à la fermeture de Fessenheim” accrochée au grillage d’un parking de la centrale.

"C'est l'expression de personnes qui veulent à tout prix continuer dans l'exploitation des centrales en fin de vie que sont Bugey et Fessenheim, quels que soient les risques pour la population, bien au-delà de nos frontières et quel que soit le coût financier de l'énergie, qui s'alourdit de jour en jour. Pour préserver leur présent, notre futur est pris en otage", déplore le réseau Sortir du Nucléaire (SDN) du Bugey. À propos de la banderole affichée sur le parking de la centrale du Bugey, le réseau SDN s'interroge sur "ce "soutien" émanant de personnes travaillant dans une installation sans doute encore plus – sinon autant – mal en point que son homologue alsacienne".

Au Bugey, seule la tranche numéro 2 fournit encore de l’électricité

Afin de procéder à des réparations extrêmement complexes, la centrale du Bugey tourne au ralenti. Depuis un an, la tranche numéro 5 est à l'arrêt afin que des équipes spécialisées tentent de régler des problèmes d'étanchéité. Samedi 27 août, selon le réseau SDN Bugey, la tranche numéro 4 a été fermée pour maintenance, tandis que la tranche numéro 3 "voit son redémarrage reporté de jour en jour".

Le réseau souligne que, concrètement, seule la tranche numéro 2 de la centrale nucléaire fournit de l'électricité. "Une faible production qui démontre que l'on peut se passer de cette centrale", selon le réseau Sortir du nucléaire, et qui décrédibilise l'argument de "pénurie possible d'électricité dans un marché où l'offre dépasse largement la demande, avec des prix à la baisse".

Sortir du nucléaire s'inquiète également des défaillances de la centrale du Bugey face aux risques sismiques, puisqu'elle est construite sur "une faille avec des risques d'inondation et se trouve implantée dans une région très peuplée, où les conséquences de fuites radioactives seraient dramatiques pour la santé et les biens de millions d'habitants".

3 commentaires
  1. Robes Pierre - 30 août 2016

    si l'hiver est aussi extrême que l'été nous seront content de disposer des MW produits par ces'vieilles centrales' dont je rappelle l'année de construction est un repère mais les mises à niveau en font des outils de production indispensables en attendant l'EPR.

  2. guidoline - 31 août 2016

    Si l'on veut connaître à notre tour les joies d'une catastrophe nucléaire, il est en effet indispensable que ces centrales nucléaires soient maintenues en vie coûte que coûte… Après Tchernobyl et Fukushima, Fessenheim ou le Bugey ? Quel suspense.

  3. Robes Pierre - 1 septembre 2016

    tu as oublié Nagasaki, Hiroshima , dans le cadre des mauvaises raisons ! Tchernobyl fruit de l'incurie des soviétiques, matériel obsolète, personnel !! pas formé, enceinte de confinement digne d'un hangar agricole. Fukushima c'est ce qui va arriver si l'on persiste à confier gestion, entretien, personnel au privé ce n'est pas un accident nucléaire c'est la suite d'un tsunami , comme l'est la semaine dernière le tremblement de terre en Italie .En attendant ce sont 750 TW produits chaque année, irremplaçable ^par les gadgets écolos.

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