Muet assure la liaison Hollande-Collomb

Puis un peu fâché avec son mentor quand il a choisi, derrière Gérard Collomb, de soutenir Ségolène Royal. Alors que la bataille fait rage au PS, le député de Lyon Pierre-Alain Muet revient à ses premières amours en se rangeant clairement derrière François Hollande. "Si je devais choisir aujourd'hui entre Royal et Delanoë, je serais plus proche de Delanoë. Il a tout à fait l'envergure d'un présidentiable et d'un premier secrétaire. Mais ma préférence sur le fond va sur François Hollande". Muet fait désormais partie de son cercle restreint, et a participé au dernier "déjeuner du mardi" autour du premier secrétaire. Objectif numéro 1 des "Hollandistes" : tout faire pour repousser le choix du candidat pour 2012. Et donc éviter qu'un présidentiable ne prenne le parti en novembre prochain à Reims. Muet plaide pour une nouvelle synthèse (molle ?) : "Le parti n'est pas mûr pour choisir un candidat. Par contre il serait bon qu'une majorité claire se dégage. Ségolène, Delanoë, Hollande, Collomb... Leurs motions disent toutes à peu près la même chose, il serait positif qu'elles se rassemblent." Ce qui exclurait les "reconstructeurs", rangés derrière Martine Aubry. Mais il n'exclut pas d'écrire avec certains d'entre eux des contributions thématiques, pour faire avancer le débat, sur la réforme fiscale par exemple, ou le temps de travail.

La présence de l'ancien adjoint de Collomb aux côtés de Hollande ne devrait pas déplaire au maire de Lyon. Si elle rassemble quelques barons locaux, la contribution de Gérard Collomb n'est pour l'instant pas pleinement prise au sérieux au PS. Mais son positionnement "ni ni" intéresse forcément François Hollande. Une alliance Hollande-Collomb renforcerait le poids du premier, et la crédibilité du second. "Dans les faits, je peux assurer la connexion, puisque j'ai aussi une proximité avec Collomb. Et sur le fond, ils ont la même position". Reste à tomber d'accord sur un premier secrétaire. Muet ne fixe qu'un critère : "Il faut que ce soit un parlementaire, pour qu'il puisse interpeller le Premier ministre à l'Assemblée." Critère qui élimine d'office Delanoë, Royal et Aubry... Ça tombe bien.

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