Meurtre de la Croix-Rousse à Lyon : 30 ans de réclusion requis contre les trois suspects

Cette semaine, trois jeunes hommes sont jugés à Lyon devant la cour d'assises des mineurs accusés d'avoir torturé à mort un Algérien de 28 ans en 2019. Un acte ultra-violent qui avait été filmé et diffusé sur internet. Jeudi 14 avril, une peine de trente ans a été requise contre les trois suspects.

Le corps d'Ahmed Kourak, un homme de nationalité algérienne, avait été découvert sans vie dans un appartement de la Croix-Rousse (4e) le 5 mars 2019. Deux ans plus tard, le procès de trois des quatre personnes arrêtées dans le cadre du meurtre de ce jeune homme de 28 ans a débuté. Ce jeudi 14 avril à Lyon, à la cour d'assises des mineurs, 30 ans de réclusion criminelle ont été requis contre les trois accusés, selon nos confrères du Progrès.

Une vidéo relayée sur internet

C'est suite à un signalement d'une connaissance, qui avait vu sur les réseaux sociaux une vidéo montrant l'homme être torturé puis assassiné, que les policiers avaient retrouvé la victime pieds et poings liés et lardée de 74 coups de couteau. Une deuxième victime, également algérienne et âgée de 28 ans, apparaissait sur cette même vidéo, relayée d'abord sur Messenger, puis sur d'autres réseaux sociaux. Cet homme avait réussi à s'enfuir avant d'être retrouvé après les faits, présentant de nombreuses blessures et se voyant prescrire une ITT de 45 jours. Par ailleurs, ce même homme avait livré à la police en octobre 2019 une quatrième personne, suspectée d'être l'auteure de la vidéo du crime. Il l'avait reconnue en pleine rue dans le 7e arrondissement à la Guillotière. Ce quatrième suspect, un jeune homme âgé de 15 ans à l'époque, sera quant à lui amené à comparaître ultérieurement devant le tribunal pour enfants statuant en matière criminelle.

"Une histoire de téléphone, terriblement dérisoire"

Certains avocats de la défense n'avaient pas souhaité s'exprimer avant le procès, révèle l'AFP. L'avocate de la seconde victime, Laïla Nemir, avait toutefois déclaré à nos confrères que son client connaissait ses agresseurs depuis l'enfance, car ils étaient tous originaires de la même ville en Algérie. L'origine de cet acte d'une violence inouïe, diffusé sur les réseaux sociaux, serait liée à "une histoire de téléphone, terriblement dérisoire", avait déploré l'avocate. Avant de pouvoir faire toute la lumière sur cette affaire, il faudra attendre le verdict prévu pour ce vendredi 15 avril.

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