L’ancien président écologiste de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard, a critiqué l’absence de mesures concernant les mobilités, le logement ou encore le handicap de la part de Véronique Sarselli, nouvelle présidente LR de la collectivité, cinq mois après son élection.
"J’ai lu l’interview de rentrée de Véronique Sarselli. Ce qui frappe d’abord, c’est l’immobilisme et la mauvaise foi." L’ancien président écologiste de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard, n’a pas mâché ses mots après l'entretien accordé par la nouvelle présidente de la collectivité à nos confrères de LyonMag. Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, Bruno Bernard a notamment estimé que Véronique Sarselli n’avait "aucune ligne claire", "aucun projet d’ensemble" et "aucune direction identifiable". Et de dénoncer les attaques contre son bilan : "À défaut de cap, il reste une méthode pour masquer l’immobilisme et le vide : accuser les prédécesseurs, déformer la réalité, s’attribuer ce qui était déjà engagé et repousser les décisions à plus tard."
"Récit catastrophiste" et "toujours aucune réponse"
L’ancien président de la Métropole de Lyon a par ailleurs déploré le manque d’annonces sur certains grand sujets et le "même récit catastrophiste" concernant les finances de la collectivité. Citant notamment les mobilités, Bruno Bernard assure que "même les promesses de court terme annoncées après l’élection ne sont toujours pas lancées" et rappelle que le plan de rénovation des escalators et ascenseurs TCL a été voté en 2025. "Les premiers travaux avaient commencé avant son élection. Rien n’a été fait de plus que ce qui avait été prévu. Même chose sur les pannes de métro", ajoute-t-il. L’ancien président est tout aussi sévère concernant les ambitions climatiques de Véronique Sarselli : "Sur le climat, elle dit "chercher encore les projets" tout en arrêtant TEOL, en suspendant Rive droite et en remettant la voiture au centre. Nous avons planté plus de 250 000 arbres et arbustes, créé la régie publique de l’eau, protégé les terres agricoles, créé des réseaux froids, fait baisser pollution et émissions… On peut difficilement prétendre ne rien trouver, sauf peut-être à chercher à camoufler cela pour ne rien faire."
Il juge également "méprisant" et "faux" de considérer que le sujet du handicap a été "complètement délaissé" durant l’ancien mandat. "Entre 2019 et 2025, le budget handicap a augmenté de 24 %, à 276,7 millions d’euros", souligne Bruno Bernard, estimant que "les délais de la MDMPH sont un vrai problème", mais que, là aussi, "aucune nouvelle mesure" n’a été annoncée. Enfin, sur le logement, Bruno Bernard pointe le "même vide." Et s’interroge : "Quels objectifs de construction ? Quels moyens ? Quels outils fonciers ? Quel calendrier ? Toujours des constats. Toujours aucune réponse, alors que la crise est toujours là."
"Gouverner, c’est prendre des décisions et en assumer les conséquences. Gouverner c’est accepter et assumer les responsabilités confiées par les électeurs", conclut enfin Bruno Bernard.
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