Métropole de Lyon : après Oullins et Poleymieux, une 3e commune passe en "ville 30", 30km/h sur toute la ville

Après Oullins depuis juillet 2019, et Poleymieux-au-Mont-d'Or, en début d'année 2021, Fontaines-Saint-Martin passe aussi en "ville 30". 30km/h, c'est désormais la norme sur tout le village. D'autres communes de la Métropole de Lyon pourraient suivre ces prochains mois.

"La ville 30, j'en parle à l'ensemble des maires de la Métropole de Lyon. Il y a des retours positifs. A la fin du mandat (2026), on aura plusieurs villes de la Métropole qui seront devenues des villes 30", nous expliquait Fabien Bagnon il y a quelques semaines. Après Oullins et Poleymieux, c'est désormais au tour de Fontaines-Saint-Martin.

Qu'est-ce-que c'est la "ville 30" ? "La ville 30, pour rappel, c'est inverser la logique. Se dire, 30km/h, c'est la base en ville. Et quelques axes, des grands axes, sélectionnés qui restent à 50 km/h. Ce n'est pas comme une zone 30 où on définit une petite zone où la limitation de vitesse est à 30km/h. La logique est inversée", résume Valentin Lungenstrass, adjoint au maire de Lyon aux mobilités, à la logistique urbaine et aux espaces publics.


Un bilan plutôt positif à Oullins


Au début de l'année, sur LyonCapitale.fr, la maire d'Oullins Clotilde Pouzergue dressait un premier bilan du passage en ville 30 de sa commune, la 1ère de la Métropole de Lyon : "c’est un bilan plutôt positif en terme de mentalités. Les associations cyclistes nous le disent. Ils ont le sentiment que la vitesse a baissé. A force de marteler un certain nombre de messages, on comprend que demain, il va falloir partager la voirie. Il faut encore qu’on fasse des aménagements. Marquer des gros « 30 » au sol, ça ne suffit pas. Il y a déjà des aménagements qui ont été faits, mais il faut qu’on aille encore plus loin. La réflexion autour du plan de circulation dans le centre-ville participe à cet apaisement de la vitesse".

"On a aussi déployé quelques radars pédagogiques pour accompagner cette mesure. Dans certains quartiers, on nous dit que la vitesse est encore trop élevée. On a besoin d’accompagner, ça ne se fait pas du jour au lendemain. On va aller un petit peu plus loin sur la verbalisation car malheureusement il n’y a que ça que les gens comprennent. On est en train de regarder pour acquérir un radar pas seulement pédagogique mais plus répressif. Notamment aux abords des écoles, où il faut vraiment qu’on protège les plus fragiles, c’est-à-dire les piétons", nous expliquait la maire d'Oullins.

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