université Lyon 2

Manifestation loi Travail : Lyon 2 délivre des dispenses d'assiduité

Le 28 avril dernier, un mail envoyé par la présidente de l'Université Lyon II aux étudiants les autorisant à ne pas participer aux travaux de TD. Un choix que Nathalie Dompnier justifie par sa volonté de "faire en sorte que l'Université ne soit pas bloquée".

Le 27 avril dernier, la présidente de l'Université Lyon 2 a envoyé un mail aux étudiants pour indiquer "à celles et ceux qui souhaitent participer" à la "mobilisation nationale interprofessionnelle de le faire". Pour ce faire, l'Univesité a indiqué que "les absences en TD ne seront pas comptabilisées entre 12h et 18h". Dans le même mail, il est aussi indiqué qu'il "n'est pas envisageable de reporter les épreuves étant donné que nous nous trouvons déjà en fin de semaine de rattrapage. Néanmoins, les composantes concernées proposeront des modalités permettant aux étudiants d'obtenir malgré tout une note en première session." Un mail envoyé directement aux étudiants, mais pas au professeur. "Le doyen nous l'a retransmis, mais nous n'avons pas reçu de mail de la présidente elle-même", nous a indiqué l'un d'entre eux.

La présidente de l'Université Lyon II, Nathalie Dompnier contactée par Lyon Capitale a expliqué que "rien n'a été annulé. Ni cours ni épreuve. Dans les cas où il y avait rattrapage d'un cours magistral l'assiduité n'est pas obligatoire donc il n'y avait pas de problème. Dans le cas de TD, l'obligation d'y assister a été levée entre 12h et 18 h. Il y aura éventuellement un basculement en dispense d’assiduité. Mais du coup, ces élèves n'auront pas de note de contrôle continue et seulement celle de l'examen final."

"L'enjeu était de faire en sorte que l'Université ne soit pas bloquée"

Sur le fond, elle indique avoir pris cette décision pour s'assurer que l'Université ne soit pas bloquée  : "J'ai estimé qu'il était envisageable de laisser ceux qui souhaitait se mobiliser de pouvoir le faire sur une journée de forte mobilisation au niveau national. J'ai rencontré les porte-parole des organisations d'étudiants. L'enjeu était de faire en sorte que l'Université ne soit pas bloquée. Autant que faire se peut, il faut rester dans une position de dialogue pour que nos formations continues. Ce n'est pas parce qu'il y a un mouvement quel qu'il soit, que l'établissement doit arrêter de fonctionner. Au contraire, l'Université est là pour comprendre ces événements. Il faut permettre aux différentes positions de s'exprimer."

Quant au fait que les professeurs n'aient pas été contactés, cette dernière qui vient d'être nommée à la tête de l'Université Lyon 2 admet une petite erreur de méthode : "Le mail a été envoyé suite à une concertation avec les directeurs et directrices des différentes composantes. J'ai pensé que les directrices et directeurs allaient faire passer le message aux équipes pédagogiques et ça ne s'est pas forcément fait. On l'a fait très rapidement parce que la situation l'exigeait. Mais la prochaine fois je le ferais peut-être autrement même si ceux qui n'ont pas compris ou avaient des questions pouvaient m'en parler."

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