Palais de justice de Lyon - Balance
© Tim Douet

Lyon : une enquête pour harcèlement vise deux responsables de l’Issep, l’école de Marion Maréchal

Une enquête préliminaire pour "harcèlement moral" a été ouverte à l’encontre de deux responsables de l’Issep, une école lyonnaise fondée par Marion Maréchal. Celle-ci fait suite à une plainte déposée par une étudiante. 

L’Issep, l’institut de sciences politiques, sociales et économiques fondé par Marion Maréchal, à Lyon, se retrouve dans la tourmente depuis quelques jours. Deux responsables de cette école privée, installée dans le deuxième arrondissement, sont visés par une plainte pour "harcèlement moral", selon le parquet de Lyon, cité par l’AFP. 

Une enquête préliminaire a été ouverte suite au dépôt d’une plainte par une étudiante de l’école. D’après nos confrères de BFM Lyon, les deux dirigeants concernés sont un des cofondateurs de l’établissement et la directrice administrative de l’école. Le parquet de Lyon a précisé à l'AFP que la jeune femme avait déposé une première plainte pour viol le 24 septembre, point de départ de cette affaire. Toujours selon BFM Lyon, celle-ci viserait un ex-membre de l'organisation Génération identitaire, un groupe d'extrême droite dissout en mars par le ministère de l’Intérieur, par qui elle aurait été agressée chez elle le 11 septembre dernier.

La direction de l'école conteste "formellement"

La jeune étudiante a confié aux journalistes de BFM Lyon avoir informé la direction de l'école de sa plainte pour viol et de l'identité de son agresseur, qui, selon elle, participe à des soirées organisées par l'école à la Traboule, un bar associatif connu pour être le fief des identitaires à Lyon. La chaîne de télévision locale rapporte qu’après sa plainte, elle aurait été victime de brimades lors d'un stage d'intégration à l'école et s'en serait plainte auprès de l’administration. D'après elle, les dirigeants mis en cause auraient alors menacé de la renvoyer.

La plainte pour "harcèlement moral" déposée lundi contre les deux responsables de l’école découle donc de la première plainte. Toutefois, dans un communiqué, la direction de l’Issep conteste "formellement" les accusations portées à son encontre et la "version donnée" par l’étudiante. "Si cette personne est celle que nous croyons être, nous pourrons attester et prouver que tout a été mis en œuvre pour la protéger et l'aider", ajoute ce communiqué.

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut